Pourquoi Nick Reiner a-t-il tué ses parents ?

Pourquoi Nick Reiner a-t-il tué ses parents ?
Après-Coup
Pourquoi Nick Reiner a-t-il tué ses parents ?

Jan 24 2026 | 01:12:03

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Episode 105 January 24, 2026 01:12:03

Show Notes

Que s'est-il passé dans la nuit du 13 au 14 décembre 2025 chez Rob Reiner, réalisateur de films aussi marquants que Stand By Me, A Few Good Men et When Harry Met Sally ?

Depuis l'arrestation de son fils Nick, les spéculations abondent.

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[00:00:01] Speaker A: Que s'est-il passé dans la nuit du 13 au 14 décembre 2025 chez Rob Reiner, réalisateur de films aussi marquants que Stand By Me, A Few Good Men et When Harry Met Sally? Depuis l'arrestation de son fils Nick, les spéculations abondent. Vous écoutez Après Coup. [00:00:45] Speaker B: Aujourd'hui, on voulait parler de Nick Reiner, qui est, entre autres, le fils de Rob Reiner, qui est un directeur hollywoodien très connu. [00:00:56] Speaker A: C'est de la dynastie hollywoodienne, carrément. [00:00:59] Speaker B: Ah oui? [00:01:00] Speaker A: Ah oui. Il est extrêmement connu. D'abord, c'est le fils d'un autre réalisateur, comédien, producteur qui s'appelle Carl Reiner, qui a été très aimé et adulé. Puis ensuite, il a lui-même égalé ou dépassé son père. Ça a été un enjeu, il en a parlé lui-même, sa relation à son père, qui a été difficile, puis ça a été difficile pour lui de se sentir reconnu par son père. Mais donc, il l'a égalé, voire dépassé en réalisant des films qui ont... qui sont des succès de box-office et plus que ça, des classiques. «When Harry Met Sally», je pense que tout le monde connaît ce film. En tout cas, c'est un film extrêmement connu. «A Few Good Men», entre autres. «Stand By Me». Donc voilà, c'est ça. Rob Reiner, c'est quelqu'un qui est important dans toute la dynamique de Hollywood. [00:02:05] Speaker B: Oui, puis tu as raison, parce que son père est très connu aussi, Carl Reiner. C'est vrai qu'il y a toute une lineage de Reiners à Hollywood depuis des décennies et des décennies, en fait, ce qui déjà place son fils dans une situation difficile. [00:02:22] Speaker A: Oui. [00:02:26] Speaker B: Nick Reiner a tué ses parents dans la nuit du 13 et 14 décembre 2025, donc c'est tout récent. Oui. Comme de raison, ça fait beaucoup réagir, c'est le milieu hollywoodien, tout ça. Aussi, bien pas aussi, parce que ça fait réagir en tant que tel, mais d'une façon générale, je pense qu'on peut dire que Rob Reiner était quelqu'un d'apprécié. [00:02:48] Speaker A: Oui. [00:02:50] Speaker B: On entend souvent que c'était quelqu'un qui était généreux, qui avait des bonnes valeurs, dans un milieu un peu fou, il était quelqu'un sur qui on pouvait se fier, etc. [00:02:59] Speaker A: Apparemment qu'il a été de l'équipe qui a insisté pour que NBC accepte la série Seinfeld. [00:03:08] Speaker B: Ah ouais? [00:03:09] Speaker A: Ouais. Fait qu'il était un enforcer, comme ils disent en anglais. C'est-à-dire quelqu'un qui, non seulement réalisait ses propres choses, mais qui aussi encourageait les autres. Ça fait partie de pourquoi il était apprécié beaucoup, beaucoup. Ce qui rend... d'abord, ce qui cause un choc immense dans Hollywood, pour commencer, c'est toutes les Biddy Crystal, puis tu sais, des gens... Jane Fonda, puis... des gens qu'on connaît, des figures connues qui sont affectées presque directement. [00:03:44] Speaker B: Et encore très, très actives, parce que donc aussi, la veille du meurtre, On est dans la période de Noël, il y avait un party chez Conan O'Brien à laquelle Rob Reiner était là avec son fils. Il y a eu une petite altercation entre les deux. Les stars de Hollywood étaient là, ont vu ça, etc. Ça fait partie de pourquoi les gens en entendent parler aux États-Unis et ailleurs. [00:04:07] Speaker A: Puis non seulement ça, mais aussi le fait que le crime est particulièrement sordide. Ils ont été retrouvés, donc... [00:04:14] Speaker B: Le film ou le crime? [00:04:15] Speaker A: Le crime, pardon. J'ai dit le film? [00:04:17] Speaker B: Je sais pas, peut-être. [00:04:19] Speaker A: Le crime est particulièrement sordide parce que... Donc, Rob Reiner et sa femme Michelle, qui était, elle aussi, une professionnelle de son propre droit, une photographe, qui a photographié entre autres Donald Trump dans son jeune temps, ont été retrouvés le 14 décembre en après-midi. Visiblement, c'est-à-dire décédés. Visiblement, ils ont été poignardés. Donc, la violence frappe l'imaginaire instantanément. Qu'est-ce qui leur est arrivé? Qu'est-ce qui s'est passé? On les a vus la veille au party de Conan O'Brien. Le lendemain, ils sont morts. On arrête le fils cadet. et il semble qu'il ait avoué son crime, puisque la police fait une conférence de presse pour dire qu'il n'y a pas de doute. [00:05:19] Speaker B: Oui, c'est ça. Donc le procès n'a pas encore eu lieu. Il y a certaines tribulations autour du procès. Je pense que les gens qui étaient supposés La poursuite, en fait, il y a quelque chose... Quoi, tu souris? Qu'est-ce qui s'est passé, là? [00:05:34] Speaker A: Bien, c'est que l'avocat aussi, c'est un avocat vedette. [00:05:37] Speaker B: OK. La poursuite? [00:05:39] Speaker A: L'avocat de la défense. L'histoire, la petite histoire. Donc, Nick Reiner se fait arrêter le lendemain dans un quartier de Los Angeles qui est connu pour être un quartier chaud, un quartier où on peut trouver de la drogue facilement. [00:05:56] Speaker B: Ah oui? [00:05:57] Speaker A: Oui. Nick Reiner a une historique de toxicomanie, voire de polytoxicomanie, qui est documentée et qui est mise en récit dans un film qu'il a coécrit avec son père, à peu près inspiré de sa vie, et dans le circuit qui a entouré ce film-là, qui a été donc... qui est sorti en 2016, dans le circuit publicitaire, puis les entrevues que père et fils donnaient pour ça, Ce qui l'apprend aux gens, c'est qu'entre l'âge de 15 ans et l'âge de 19 ans, il a été dans 18 centres de réhabilitation en toxicomanie. C'est énorme. C'est 4 ans, 18 fois. Tout ça pour dire que là, il se fait arrêter et dans les heures qui suivent, on apprend que son avocat, c'est Alan Jackson, qui est un avocat... un avocat vedette, high-profile lawyer, apparemment, qui charge 2000 billions de dollars, US. Il a défendu Harvey Weinstein, entre autres, et Kevin Spacey. Donc, c'est un avocat qui est connu d'Hollywood aussi. Cet avocat-là a mis toute son équipe au service de Nick Reiner pendant trois semaines. Et à sa deuxième comparution, à sa première comparution, il était en tenue de prévention de suicide, en fait. C'était le lendemain ou le surlendemain de son arrestation. Il n'a pas émis de plaidoyer. À sa deuxième comparution, on s'attend à savoir qu'est-ce qu'il va plaider. Et en fait, ce qu'on apprend, c'est qu'Allen Jackson se retire du dossier. Fait que c'est ça le... [00:07:53] Speaker B: – Mais pourquoi? On sait du peu le. [00:07:54] Speaker A: Quoi? – Non, ça alimente toutes. [00:07:56] Speaker B: Les spéculations. – Ah, c'est ça l'affaire, hein. Parce que donc, on peut aussi se situer là. Toi, cette affaire-là, ça. [00:08:02] Speaker A: T'A. [00:08:03] Speaker B: Beaucoup interpellée. – Oui. – On le voit dans l'aisance avec laquelle tu déclines les détails. Moi, je patauge un peu. Donc, tu suis ça, en fait, depuis. [00:08:09] Speaker A: Que c'est. [00:08:10] Speaker B: Arrivé, pas mal. – Oui, oui. [00:08:11] Speaker A: – Donc, depuis... un. [00:08:15] Speaker B: Mois, en fait. –. [00:08:16] Speaker A: Oui, depuis un mois. – Quelques jours près, là. Puis juste une petite parenthèse, c'est que je me rends compte que la question qui m'interpelle, mais qui interpelle aussi beaucoup de gens qui participent à des forums, ou qui font des vidéos, ou qui genre, ça spécule énormément. La question, c'est-à-dire, une fois le choc passé, étant donné que c'était. [00:08:41] Speaker B: Une figure. [00:08:42] Speaker A: Connue et aimée du grand public américain... Le père. Le père. Et étant donné aussi la violence des événements, puis le fait que ce soit intrafamilial, une fois le choc passé, la question, c'est, est-ce qu'on parle du mal ou est-ce qu'on parle de la maladie? Est-ce qu'on parle de quelqu'un qui est méchant? ou est-ce qu'on parle de quelqu'un qui est malade? Puis, ce n'est pas une question qui est du tout simple, mais c'est une question qui peut être fascinante. [00:09:13] Speaker B: Parce qu'en tout cas... Non, c'est un filtre. [00:09:15] Speaker A: Qui va complètement influencer la façon de lire l'histoire. Oui, oui. Fait que moi, je le suis dans cet esprit-là, dans l'esprit habituel de dire, OK, bien, qu'est-ce qui s'est passé exactement? Comme c'est un mystère, bien, c'est sûr que c'est intéressant. [00:09:35] Speaker B: Tu veux savoir, ça va être quoi la résolution? Il y a des. [00:09:38] Speaker A: Rebondissements. [00:09:39] Speaker B: Comme l'avocat qui lâche. Qu'est-ce qui est arrivé? Pourquoi? Parce qu'il. [00:09:44] Speaker A: A lâché tôt. Ça n'avait pas. [00:09:46] Speaker B: Commencé, le. [00:09:46] Speaker A: Procès. Non, il n'a pas encore plaidé. C'est ça. En fait, il s'est retiré d'une façon surprise. C'est le jour où on attendait un plaidoyer. de nulle part, paf, madame la juge, on a discuté en chambre, donc en privé, des motifs pour lesquels je demande à me retirer. Je vais maintenant vous demander de m'autoriser à me retirer du dossier. Personne ne s'attendait à ça. Oh, coup. [00:10:11] Speaker B: De théâtre, et puis l'encre coule dans les médias. Donc toi, depuis un mois, tu suis l'affaire avec la perspective que tu viens d'énoncer. Moi, c'est un peu différent. Ce n'est pas un cas qui m'intéresse tant que ça. Oui, correctement, mais j'ai pas embarqué autant que toi. Mais ce que j'ai fait, par contre, des fois c'est le fun aussi, ça permet de prendre une voix de garage, une voix un peu différente. Moi, je suis allé écouter des podcasts où Nick Reiner était invité et il parlait librement. C'est la beauté du podcast. Il a été invité pendant une heure et demie, puis a raconté ses histoires, fait qu'il parle. Puis c'est un podcast où il est avec deux autres, deux personnes qui ont eu des problèmes de consommation aussi. Le podcast est là-dessus. Alors, il est en terrain très... qui sont très à l'aise. C'est pas un podcast qui se prend ça, ils font juste jaser. Fait que t'apprends quand même à connaître la personne parce qu'il fait juste parler tranquillement de ses histoires pendant une heure et demie, deux heures. Puis le podcast s'appelle DOPY, D-O-P-Y. Fait que là, moi, c'est un peu l'angle que j'ai pris pour me familiariser avec l'affaire. C'est quand même... C'est pas non plus... Une mauvaise chose, parce que ce qui nous frappe souvent, toi et moi, quand on étudie des cas, c'est comment les gens spéculent beaucoup, mais des fois, ils spéculent comme sur la surface de la surface, puis ils ne prennent pas le temps d'écouter ce que le monde a dit. Puis on rêve souvent à ça, pareil. Des fois, je vais dire ça, parce que quand même, elle a écrit pourquoi elle. [00:11:45] Speaker A: A fait. [00:11:45] Speaker B: Ce qu'elle a fait, personne n'en parle. C'est fou. Elle a écrit une lettre, elle explique tout, puis les gens passent plus de temps à spéculer sur ce qu'un journaliste a écrit ou un auteur. on peut revenir à ce que la personne elle-même explique, puis elle essaie. [00:12:01] Speaker A: D'Expliquer. Bref, c'est de là que je suis parti. Puis, bien, c'est fascinant, juste pour rebondir sur ce que tu dis, là, c'est... t'sais, c'est un effort d'écouter pendant deux heures de temps ce qu'il dit lui-même. [00:12:13] Speaker B: Sur. [00:12:13] Speaker A: Un podcast inconnu avec d'autres toxicomanes, en fait. Oui. C'est comme ça prend... t'sais, ça prend un investissement. Ce qu'on a qui est plus facile à consommer, c'est ce qui sort dans les journaux. C'est ce que les journalistes ou les médias en général en disent. Puis de voir comment un récit se construit autour d'une personne en live, c'est hyper intéressant aussi. C'est un phénomène en soi. C'est-à-dire, le prétexte, c'est son crime, mais l'objet, c'est peut-être aussi le. [00:12:50] Speaker B: Discours autour de son crime. C'est deux choses différentes. Tout à fait. Oui, oui. Puis ce qui est intéressant dans l'étude de ce phénomène-là du discours autour du crime, c'est comment, en fait, des fois, d'une façon assez aléatoire, les premiers mots, les premiers jours sont cruciaux. On le voit des fois dans les courses politiques. On le voit au Québec, disons, il y a un chef d'une partie qui quitte. C'est qui qui va le remplacer? Des fois, la personne qui réussit en premier à mettre ses assises et à se donner un momentum gagne. Parce qu'après ça, il est comme. [00:13:23] Speaker A: Trop tard. Là, la personne a ramassé des appuis. C'est ce que tu disais. Un vote pour Duplessis, c'est un vote pour la conscription. C'est comme ça. C'est pas vrai, mais c'est dit. C'est. [00:13:33] Speaker B: Dit rapidement, puis comment tu te sors de ça. Puis là, les autres vont juste réagir défensivement à quelque chose. Des fois, tu le vois, c'est un jeu quasiment de rapidité. Il y a une certaine... Il faut que ce que tu dises colle aussi, mais si tu peux rapidement... être organisé, puis déstabiliser ton adversaire, il peut ne jamais s'en remettre. C'est pas un parallèle anodin des fois, ce qui va être dit au départ, puis là, on en reparlera tantôt peut-être, mais, tu sais, rapidement, ce qui a filtré, c'est l'idée qu'il y avait une historique de maladie mentale, puis qu'il allait plaider l'aliénation mentale, puis donc, tu sais, il commençait à avoir un momentum de, bien, regardez, c'est tragique, mais gardons cette perspective-là en tête, puis c'est elle qui l'emporte. Versus d'autres choses, on aurait pu mettre de l'avant que c'est quelqu'un qui avait eu plein de problèmes. [00:14:23] Speaker A: De toxicomanie, puis c'est là-dessus qu'il est en phase. Si je peux me permettre, c'est un peu différent d'un vote pour Duplessis, c'est un vote pour la conscription. De ce que moi j'en ai vu, comme construction d'un récit, c'est que... La discussion semblait aller dans le sens de, bien, on voit bien un toxicomane égocentrique. Il a fait son film. On le voit dans son film Being Charlie, comment il n'y a rien qui est plus important que lui-même et ses substances. Et donc... C'est de la frustration et de la rage contre son père. Puis on voit son petit sourire en coin pendant telle entrevue. C'était un peu ça la discussion. La violence, le mal. Quelqu'un qui a agi par frustration. D'autant que les premières rumeurs, c'était qu'au party de Conan O'Brien, Il se promenait à demander aux gens c'était quoi leur nom. OK, c'est des célébrités, c'est un parti de célébrité. C'est quoi votre nom et êtes-vous populaire? Êtes-vous connu? Puis il est allé demander à un acteur connu que je ne connais pas. Il est allé interrompre une conversation avec lui et lui aurait dit, c'est les rumeurs, il lui aurait posé la même question. T'es qui? Puis es-tu connu? Et l'acteur lui aurait dit, pardon, c'est une conversation privée. Après quoi Nick Reiner l'aurait fixé pendant un moment assez long pour être inconfortable. À la fin du parti, il y a eu cette engueulade assez remarquable entre lui et son père. Assez pour que quelqu'un pense appeler la police. et que Conan O'Brien s'oppose à ce qu'on appelle la police chez eux. Quelque chose comme ça. Donc ça, c'était le... C'était ça qui se disait dans ce que je lisais dans les rumeurs. Jusqu'à ce qu'arrive Alan Jackson. Lui, il n'a rien dit. Il a donné une conférence de presse pour dire là, attention, puis je vais défendre mon client et bon, je ne me souviens plus de sa première conférence de presse. Mais peu après cette conférence de presse, TMZ, qui est un journal apothein, reçoit une information extrêmement privilégiée de la part de gens qu'on dit extrêmement près du dossier. qui dit la chose suivante. Il a reçu un diagnostic de schizophrénie. Quelques semaines avant les faits, avant son crime, il y a eu un changement de médication inexpliqué, à partir duquel son comportement s'est dégradé de façon notoire. Et à partir de là... Moi, est-ce que je... Oui, il a réussi, en fait. Ma lecture, c'est qui la source proche du dossier. Ce n'est pas son médecin. Son médecin n'a pas appelé pour dire, oui, j'ai changé la médication. C'est ça. Les gens de la clinique où il était suivi n'ont pas appelé TMZ pour dire, nous, on connaît ça. Qui est assez proche du dossier pour pouvoir dire une chose pareille? C'est la défense. C'est quelqu'un dans la défense. dans le but de quoi? Probablement d'essayer d'éviter que l'opinion publique soit contaminée, se braque, et que plus tard, le jury, s'il y en a un, soit déjà presque vendu à une lecture. Puis c'est quelqu'un qui comprend les médias pour avoir défendu des gens de Hollywood. Et à partir de ce moment-là, le récit, c'est devenu, il est schizophrène ou il a un. [00:18:26] Speaker B: Trouble schizoaffectif. Comme un. [00:18:29] Speaker A: Fait. À partir de TMZ. Et d'une source inconnue. Anonyme. Anonyme. Très proche du dossier. Si on veut croire le gars de TMZ. [00:18:41] Speaker B: Qui a eu ce scoop-là, il faut le croire. Mais ça, tu vois, ça me ramène quand même à... C'est une chose sur laquelle on obsessionnalise souvent, toi et moi, tout le temps, en fait. Il y a des choses qui sont soulevées dans les médias, dans la vie publique, c'est pas nécessaire de faire le procès des médias, mais dans la vie publique, dans le discours public, dans le dialogue commun, des questions... des suggestions, puis à un moment donné, il y a un déclic qui se fait, on ne sait pas trop comment, puis ça devient quelque chose d'accepté. C'est quelque chose de reconnu. Ça devient une doxa. Puis des fois, il y a différentes façons de ficeler ça. Des fois, ça peut être, ouais, mais tous les scientifiques le disent, ou ça, si on. [00:19:24] Speaker A: L'A su d'une source sûre qui est. [00:19:25] Speaker B: Un expert. [00:19:27] Speaker A: Mais on ne dévoilera pas. [00:19:27] Speaker B: Nos sources. C'est ça. C'est notre privilège de journaliste. Et donc, nous, on est souvent intéressés, toi et moi, à dire, OK, mais comment on est passé de possibilité... Qu'est-ce qui est arrivé? Il faut. [00:19:41] Speaker A: Explorer à un moment donné. [00:19:43] Speaker B: C'Est un fait accepté. C'est ça qui est arrivé. Puis des fois, il est déaccepté, mais ça prend trois ans. Des fois, ça prend du temps. Oui. Mais ça, bon, c'est nos affaires à nous autres de se questionner là-dessus. Mais il y a aussi le mécanisme parallèle à ça ou sous-jacent à ça de penser que parfois, il y a des gens qui sont tout courants de comment ça fonctionne, qui ont un intérêt à influencer comment ça se passe, et qui agissent en conséquence. Donc, par exemple, de penser qu'un politicien, disons, va avoir le choix de faire une chose ou son contraire, ou une chose ou l'autre, et il va lancer un ballon en disant « je vais faire ceci » pour voir comment les gens réagissent. Et là, en fonction de la réaction, il va se réajuster. Moi, je pense que ça, ça arrive. C'est une façon de « read the room », de tester les gens. « Pourquoi faire telle chose? » Tu vois comment les gens réagissent. « Wow, ça passe pas. Les gens ne sont pas prêts. » Après ça, il y a des gens, c'est le travail de faire ça. Après ça, ils disent « Ouais, mais là, notre base est mécontente. Les gens qu'on court ici, ça leur plaît. Comment on peut trouver un entre-deux? » La politique, ce n'est que du discours. En tout cas, en grande partie. Bref, dans des procès comme ça, je pense que ça a aussi lieu des avocats avec leur entourage qui essayent d'influencer le discours sur leur client et ce qu'il dit en faisant couler de l'information à des journalistes. C'est en fait même quelque chose d'assez accepté par tout le monde. Les. [00:21:15] Speaker A: Journalistes vont dire ça, son adversaire a. [00:21:20] Speaker B: Coulé telle info. Il y a l'expression pisser dans l'oreille d'un journaliste. On dit ça pour dire que tu. [00:21:27] Speaker A: Écoutes telle info en disant, dis-les pas, mais dis-les, mais dis pas que c'est moi, mais pour justement... Bref. Un journaliste crédible, en fait, On peut le voir de différentes façons. Un journaliste crédible pour certains, c'est un journaliste qui. [00:21:44] Speaker B: Ne divulguera d'abord jamais ses sources, donc à qui on peut parler en toute confiance, mais aussi... – Et qui va se battre pour ne jamais divulguer ses sources parce que sinon sa réputation est finie. Il y a des journalistes qui sont allés en prison aux États-Unis. parce qu'ils ne voulaient pas, jamais. [00:22:06] Speaker A: Au grand jamais, divulguer leurs sources. Ils ont une éthique très forte là-dessus. Sinon, il n'y a plus de confiance. Mais il y a beaucoup de choses qui reposent sur notre confiance en nous, que les sources sont fiables. Et ça, ça repose juste sur la parole du journaliste. C'est un acte de foi. Le journaliste dit, mes sources me disent. OK. Et moi, je te le ramène avec un surplus de confiance en disant, c'est des sources qui sont extrêmement proches du dossier. Fait que moi, je vais te croire que tes sources t'ont dit ça, mais quand tu me dis qu'elles sont extrêmement proches du dossier, c'est que tu ajoutes une crédibilité au contenu que tu es en train de transmettre, c'est-à-dire que c'est des. [00:22:50] Speaker B: Personnes qui savent les faits. Et donc, tu as l'air de dire que les faits, c'est que monsieur est esquizophrène. Puis tu as des règles journalistiques, c'est-à-dire qu'un journaliste peut dire, moi j'accepte qu'on me donne de l'info et j'accepte de ne pas révéler de qui ça vient tout ça, puis même jamais je vais le faire pour créer la confiance, mais en même temps, avant. [00:23:10] Speaker A: De diffuser de l'information, je vais contre-vérifier cette info-là. [00:23:15] Speaker B: Ça me prend deux, trois sources qui ne se connaissent pas. Qui a dit? qu'il fallait pas qu'elle se connaisse. C'est pas qu'il n'y a pas d'erreur, mais tu peux quand même avoir certains principes qui font en sorte que, tu peux toujours te tromper, mais que quand finalement tu dis. [00:23:28] Speaker A: Voici ce que j'ai trouvé, c'est plus. [00:23:30] Speaker B: Crédible. parce qu'il y a deux, trois sources et non pas juste quelqu'un. Mais je veux dire, il y a quand même une différence entre un journaliste dont à qui tu fais confiance. [00:23:41] Speaker A: Qui contre-vérifie toujours l'information et quelqu'un qui accepterait de se faire payer pour dire ce que tu veux qu'il dise. Oui, c'est vrai. Mais ce que j'avais en tête, c'est TMZ te dit une source très proche du dossier, etc. Et quelques jours plus tard, NBC te dit trois sources nous ont dit que. La même chose, ils nous ont dit exactement la même chose. Il a reçu un diagnostic de schizophrénie et tout ça. Alors le fait de dire trois sources, donne l'impression que c'est des sources diversifiées, mais on voit qu'Alan Jackson. [00:24:24] Speaker B: Quand il est venu rencontrer Nick Reiner. [00:24:28] Speaker A: En prison, il était accompagné. [00:24:31] Speaker B: De toute son. [00:24:32] Speaker A: Équipe légale, qui est immense. Exact. Qui sont pleines de sources variées. Moi étant suspicieuse de nature... Nous soulignons, là. Quand je lis trois sources proches du dossier. Je me disais, bien gars, il n'y a personne qui nous dit, dans cet article, trois sources. [00:24:54] Speaker B: De lieux différents ou d'endroits différents. Il n'y a rien qui empêche que ce. [00:24:59] Speaker A: Soit trois membres de cette équipe. Tout à fait. Mais puis de toute façon, même des fois, ça importe peu. Juste une petite parenthèse. Pour le détail de ça, c'est que dans le même article de NBC, c'est que c'est trois sources qui n'ont pas voulu préciser ce qu'il y avait dans les documents qui ont été mis sous scène. C'est. [00:25:17] Speaker B: Trois sources qui. [00:25:18] Speaker A: Savent ce qui a. [00:25:19] Speaker B: Été mis sous scellé. Qui sait ce qui a été mis sous scellé? Sinon, les avocats. Ou l'équipe des avocats. Mais l'ironie aussi, dans un sens, quand on décortique tous ces mécanismes-là, c'est que des fois, ça importe peu. le nombre de sources, parce que si l'information est reprise par différents médias, pour quelqu'un qui, naturellement, dans la vie, fait sa vie, comme, mettons, moi, dans ce cas-là, j'ai pas exploré ça beaucoup. On s'en est parlé quelques fois, mais ça ne m'intéressait pas tant. [00:25:48] Speaker A: Que ça. Mais. [00:25:49] Speaker B: Moi, ce truc-là. [00:25:51] Speaker A: Comme quoi il. [00:25:51] Speaker B: Était schizophrène, tout ça, bien, je l'ai entendu de différents endroits. De différentes sources? Mais oui, mais... C'est tant l'après! Mais à un moment donné, tu oublies. Tu sais, à un moment donné, dans la vie, tu fais ta vie. Tu écoutes ça, quelqu'un le dit à la radio, tu l'entends dans. [00:26:06] Speaker A: Un podcast, ça ressort, tu. [00:26:08] Speaker B: Le lis dans le. [00:26:08] Speaker A: Journal. Bien, tu te dis, coudonc. [00:26:09] Speaker B: Tout le monde le dit. Donc, c'est un fait établi. Donc, c'est rendu établi. On sait maintenant qu'il est schizophrène. C'est ça. Tandis que des fois. [00:26:16] Speaker A: La. [00:26:16] Speaker B: Réalité, c'est que tu as une personne qui dit l'info. Puis là, elle est juste diffusée sur différentes plateformes. Oui. Mais ça reste juste une personne. Mais bref, c'est la beauté. la fascination qu'on peut avoir sur comment les certitudes sont acquises, la diffusion de l'information. Et écoute, on le voit, t'as ça dans des bureaux, là. Je veux dire, t'as ça dans du potinage de bureaux, des fois dans des tout petits microcosmes, là, où, tu sais, il y a une info qui part, il y a quelqu'un qui le dit, il y a quelqu'un qui le répète, puis il y a quelqu'un qui en parle fort, puis d'un moment donné, le lendemain, tout le monde le sait. Puis là où c'est rendu par rapport à là. [00:26:50] Speaker A: Où c'est parti, c'est fantastique, mais c'est rendu quelque. [00:26:53] Speaker B: Chose de. [00:26:53] Speaker A: Donné. C'est la nature humaine aussi qui se déploie. Une fois que c'est installé, c'est difficile à désinstaller. Oui, exact. Puis même de remettre en question, dans ce cas-ci, pour l'illustrer. dire mais en fait on le sait pas, c'est pas prouvé qu'il. [00:27:10] Speaker B: Y a schizophrène, on l'a entendu dans les journaux mais on n'a pas de preuves. C'est presque heurtant pour certains. Surtout qu'à un moment donné, il se crée un espèce d'effet, indépendamment de ce que c'est, mais encore plus quand c'est des choses des fois qui touchent les gens. C'est comme dans une piscine quand tu fais du courant. Tout le monde va dans le même sens, puis ça crée un courant. Que ce soit d'un bord ou de l'autre, dans le fond, ça n'a pas d'importance, pour vrai. Mais si, d'un moment donné, t'arrêtes, puis tu décides d'aller de l'autre côté, tu te fais emporter. Parce que le courant a commencé. Fait que des fois, un cas comme ça, tu vas avoir quelqu'un... qui dame aux États-Unis, mais pour qui c'est vraiment important d'être sensible aux enjeux de santé mentale, disons. Fait que si quelqu'un remet en question ce qui commence à être dit que c'est parce qu'il était schizophrène, bien la personne va dire, bien voyons, nous on prône la sensibilisation, le respect, fait qu'il va se sentir attaqué. C'est plus relié au cas, c'est par rapport à sa propre affaire. Mais là, il va faire sentir mal ceux qui remettent en question. [00:28:11] Speaker A: Le courant a. [00:28:13] Speaker B: Déjà commencé. Des fois, de dire quelque chose d'autre, t'es à contre-courant malgré. [00:28:18] Speaker A: Toi. [00:28:19] Speaker B: C'est fou, pareil. Oui, c'est fou. Puis des. [00:28:22] Speaker A: Fois. [00:28:22] Speaker B: C'Est les premiers qui ont parti le courant qui l'emportent. Oui. L'avocat, dans ce cas-là, il a réagi vite. Oui. Le courant a commencé autour de... c'est quelque chose de l'ordre probablement de l'aliénation mentale, la maladie. [00:28:37] Speaker A: Mentale. Il y a ça dans le courant. Si on s'y oppose, pourquoi on s'y opposerait? C'est parti. C'est répété. Et alors, qu'est-ce qu'il va advenir de Nick Reiner? Maintenant que, ok, le courant est parti, mais par contre quelque chose a obligé cet avocat empressé de défendre une personne connue, qui a tout laissé tomber, c'est ce qu'il dit dans sa dernière conférence de presse, j'étais à New York, J'ai tout laissé tomber. On a pris l'avion, mon. [00:29:14] Speaker B: Équipe et moi, toute mon. [00:29:15] Speaker A: Équipe. Je veux dire, on parle d'une vingtaine de personnes à la conférence de presse. C'est très puissant quand même. Pour consacrer toutes nos heures éveillées à l'enquête et à la défense des intérêts de Nick Reiner. Écrivez bien comme il faut. Selon les lois de la Californie, « Nick Reiner est non coupable de meurtre. » Ça, c'est sa conférence de presse. Mais pourquoi tu es parti? Ça, c'est son « damage control », parce que qu'est-ce qui l'a fait quitter le dossier? On peut spéculer là-dessus. Il y a plusieurs motifs possibles. Mais là, comment l'opinion publique ou comment la poursuite va se servir? Qu'est-ce qui s'est passé entre Nick Reiner et lui? Ou par rapport à la loi, est-ce qu'il y a un conflit d'intérêt? Ça pourrait être ça aussi. Il a défendu quelqu'un qui est trop proche du dossier ou peu importe. Mais est-ce que ça peut révéler aussi que Tout le discours des trois dernières semaines qui s'est cristallisé, c'est que Nick Reiner est psychotique et c'est sous l'effet d'un accès psychotique qui l'a. [00:30:34] Speaker B: Assassiné, ses deux. [00:30:35] Speaker A: Parents, d'une façon extrêmement violente et personnelle. Si là, Nick Reiner dit, mais non, pas du tout. J'ai toute ma tête. Oui, j'avais planifié. Non seulement, exactement, non seulement c'est moi qui l'ai fait, mais j'ai toute ma tête. Est-ce que ça peut être la. [00:30:55] Speaker B: Raison pourquoi l'on dit, OK, écoute, on n'est pas d'accord, on ne pourra pas se mettre d'accord sur comment te défendre, je suis désolée. Surtout que Nick Reiner, de ce que je connais de. [00:31:02] Speaker A: Lui, c'est pas tant que ça, mais quand même, c'est dans sa personnalité, dans. [00:31:06] Speaker B: Ses marottes, d'être très sensible aux mensonges et aux paraîtres. Bon, est-ce qu'on peut... J'aimerais ça que l'on rentre dans le vif du sujet. En fait, on disait avant la pause qu'on allait arriver dans le vif du sujet. C'est quoi le vif du sujet? C'est dur à dire. Le discours des médias autour. [00:31:49] Speaker A: De ce qui s'est passé, c'est quelque chose de vif en soi. Mais là, je pense qu'on veut parler plus spécifiquement de Nick Reiner. le. [00:31:59] Speaker B: Sujet qui nous intéresse, qui m'intéresse en fait. Nick Reiner dans le. [00:32:03] Speaker A: Sens. [00:32:04] Speaker B: Le sujet responsable de l'acte qui a causé toute cette histoire-là. Donc pas nécessairement les gens périphériques, mais qu'est-ce qu'on pense de lui. Oui. J'ai écouté le DOP podcast, c'est un podcast qui a été fait en 2016, donc il y a dix ans. Il y avait à ce moment-là 22 ans. Il était jeune quand même. Je n'avais pas réalisé en l'écoutant jusqu'à quel point il était jeune. Le podcast dure environ une heure et demie. Ça prend une mauvaise tournure à un moment donné, mais pendant un certain temps, les trois personnes qui sont là, donc deux co-animateurs et Nick Reiner, parlent de leur histoire de consommation. assez librement, tout croche, en parlant à un par-dessus l'autre. Puis chacun a eu des débats, des réhabilitations qui n'ont pas marché, des histoires de devenir itinérants, d'essayer de l'héroïne dans des ruelles, toutes sortes d'histoires qu'il raconte. Et à ce moment-là, Nick Reiner raconte que lui est allé 17 fois en cures de désintox, en réhabilitation. Quand on dit ça, de ce que je comprends, je ne suis pas un expert dans l'affaire, mais une fois, c'est à New Jersey, une fois, c'est en Californie, une fois, c'est au Texas. C'est des endroits où tu vas, où tu rentres physiquement et tu es là pendant trois semaines, ça coûte 50 000 $. Ce n'est pas juste réhabilitation d'un moment où ils se disent qu'il est chez eux et qu'il va faire attention pour ne plus consommer. Quand j'écoutais tout ça et je voyais quand même une vie très mouvementée, j'avais pas réalisé qu'il y avait juste 22 ans. Il y avait juste 22 ans. Des fois, tu vois dans les journaux, c'est quelqu'un qui a un historique de consommation, mais. [00:33:44] Speaker A: Ça peut dire plein de choses. C'est vraiment quelqu'un qui avait un passé très éveillé. 17 fois en rehabilitation à 22 ans, c'est énorme. Absolument. [00:33:53] Speaker B: Absolument. Oui. Puis. [00:33:55] Speaker A: C'Est d'autant plus énorme Si tu enlèves les trois ans, c'est-à-dire le calcul était entre 14 et 19 ans, en fait. Oui, c'est ça. Il a arrêté d'aller en réhabilitation. Ils ont comme baissé les bras. En fait, Rob Reiner, pendant la tournée publicitaire pour le film, Being Charlie, qui dit, moi, je croyais, j'avais confiance dans ces gens-là, avec un bureau, puis... un diplôme accroché au mur, qui me disaient, mon fils me manipule, et puis il faut avoir une approche stricte et sévère. C'est pas du tout mon style. Je me rendais pas compte que c'était mon fils qu'il fallait que j'écoute en premier. Puis ça, c'est pendant la tournée, donc Being Charlie, c'est à peu près dans cette période-là, au début de la vingtaine. On comprend qu'il a arrêté d'aller en réhabilitation, il ne voulait plus y aller. Donc, c'est ça. C'est ça, c'est en 4 ans. 22 fois, pas 22 fois, comment tu dis. [00:34:59] Speaker B: Juste 7 fois en 4 ans. Ce qui est énorme et encore plus énorme que si c'était 17 fois en 6 ans. Juste ça. Oui, c'est ça. Ça m'a donné un peu de contexte parce que j'étais au courant que Nick Reiner avait écrit un scénario pour un film, un espèce de film de fiction, un peu. [00:35:20] Speaker A: Basé. [00:35:21] Speaker B: Sur sa vie, mais pas tout à fait, qui s'appelle Being Charlie, qui avait co-écrit avec quelqu'un et que son père a réalisé. Oui. Donc, ça leur donnait une occasion. Il y avait des enjeux avec ses parents comme de raison. de travailler avec son père. Mais bon, en écoutant le podcast, tu prends une autre perspective quand tu l'entends parler. Donc, il était très jeune quand il a fait ça. Il avait 22 ans. En écoutant le podcast, je. [00:35:43] Speaker A: Pense, même s'il ne s'est pas passé ce qui s'est passé, c'est-à-dire le meurtre horrible, c'était un. [00:35:49] Speaker B: Ratage complet, ce film-là, moi, je trouve. La façon dont il en parle... Oui, toutes les critiques aussi. sont mauvaises, ce que j'ai vu. Mais. [00:35:59] Speaker A: Tu sais, c'est aussi... Donc, tu corriges-moi si tu n'as pas la même lecture. À. [00:36:02] Speaker B: Moins que tu n'aies pas le temps d'en parler. Non, non, vas-y. C'est toujours le temps de parler de ce dont tu veux parler. Merci. Voilà, je vais l'avancer dans celle-là. Donc, il y a 20, 21, 22 ans, il y a une vie très, très mouvementée. Juste pour mettre du contexte quand même. [00:36:26] Speaker A: J'Essaie de me mettre à sa place. Il. [00:36:29] Speaker B: Y a un grand-père qui a marqué l'imaginaire de Hollywood, Kyle Reiner, qui est extrêmement connu. Qui a contribué à faire Hollywood, en fait. Qui a créé. Il y a son père, Dallas Beloved, qui a fait plein de classiques, tout ça. Donc lui, il y a un historique d'être tout croche, puis il dit lui-même, c'est pas de faire de la médisance à son égard. Sa vie jusqu'à ce moment-là, dans les dernières années, c'est d'essayer de se réhabiliter, puis d'avoir des rechutes, puis d'essayer des nouvelles drogues constamment, puis de faire différents crimes, puis toutes sortes d'affaires. Donc là, il écrit un scénario. il concocte quelque chose avec un ami, puis il présente ça à son père, tout ça. Puis son père, on peut penser quand même, je spécule, mais que pour l'aider, pour l'encourager, parce que ce qu'il veut, c'est que son garçon s'actualise plus que ce qu'il se détruise. Il y a quelque chose de positif à s'exprimer. Le film, ça parle de quelqu'un qui essaie de ne plus consommer. Il y a quelque chose de bon. d'une façon inhérente à essayer de sublimer, puis de faire quelque chose de ses problèmes, puis de créer, et non tout le temps de juste détruire son corps. Mais bref, en même temps, on peut penser qu'il y a tout un ratage inhérent à l'affaire, parce que dans l'entrevue, Nick Reiner dit « Dans les faits, j'étais au tiers responsable, on était trois, deux qui l'avaient co-écrit, puis mon père qui dirigeait, mais pour vrai, ça s'est pas passé comme je voulais, c'est pas la fin que je voulais, j'ai perdu le contrôle, puis j'étais à peu près un huitième en contrôle de l'affaire. Puis, » donc là, il y a ça, donc ton histoire que t'essaies de faire, dans le fond... est trop vite reprise. Tu sais, dans le fond, c'est pas le temps. Tu sais, t'as vraiment l'impression de... T'as un enfant qui a des difficultés, il commence à faire un dessin, puis tu organises un vernissage. Mais dans le fond, il est pas prêt au vernissage, là. Il a juste fait 3-4 dessins, tu. [00:38:25] Speaker A: Sais. Mais là, toi, tu mets. [00:38:26] Speaker B: Tout ton pouvoir pour l'encourager, tu sais. Puis regarde, c'est le fun. On invite plein de gens à ton vernissage. Regarde ce que tu peux faire. Oui! C'est le début de quelque chose de grand, peut-être, tu sais. Mais là, toi... C'est même pas le film que tu... C'est pas ça que tu voulais dire. Puis là, mais en plus, ce qu'il raconte, moi, c'est le moment qui m'a le plus interpellé puis touché dans le podcast, c'est que là... Lui, il a écrit ça parce qu'il a écrit ça, là. Mais là, il a toute sa vie, c'est comme battu pour cet espèce de truc-là de devenir connu. Puis là, il doit faire une tournée de promotion avec son père. Puis... C'est quoi des tournées de promotion, des entrevues de 7 minutes, 4 minutes, 8 minutes? Il faut que tu ailles avec des messages clairs que tu répètes, en fait. Puis là, les messages clairs qu'on veut qu'ils disent puis qu'ils répètent, c'est pas ça. Lui, il voulait pas faire un film d'une belle histoire de quelqu'un qui a des problèmes puis qui réussit à surmonter ses problèmes, puis que tout est bien, qu'il finit bien. C'est le contraire. Mais là, c'est ça qu'on veut qu'ils mettent de l'avant. Une belle histoire de quelqu'un qui a eu des problèmes, que son père était un artiste, que lui découvre c'est quoi être artiste, puis qu'il se ressort de ses difficultés. Fait que là, en. [00:39:37] Speaker A: Plus, t'as comme le poids de choses qui te sont imposées que tu dois dire. En tout cas, ça faisait pour moi comme un fiasco total. C'est un mot qu'il a dit, c'est disgusting, puis il a pas complété. Ça, ça m'a frappée. [00:39:52] Speaker B: Dans sa discussion. C'est-à-dire, on s'attendait à ce que je dise ceci, cela. Ça vous montre comment c'est dégoûtant. Et là, il a changé de sujet. Oui, parce que dans le podcast, il fait attention pour ne pas critiquer. Tu vois la sensibilité. Soit il dit, il faut faire attention à ce que je dise. pour ne pas critiquer ce que mon père. [00:40:14] Speaker A: Et mon grand-père ont fait, puis le milieu hollywoodien. Il ne veut pas avoir de problème, mais tu vois que ça fait partie des enjeux, nécessairement. Puis même si ça fait 10 ans, ce podcast-là, si on fait un bond de 10 ans plus tard, puis qu'on situe le contexte du meurtre de ses parents, ça commence avec une soirée, où il est invité, il n'est pas invité en fait, où il accompagne ses parents qui sont inquiets de ce qu'on cime en fait. La rumeur veut que TMZ, en tout cas, selon les informations qui circulent, les parents sont inquiets. [00:40:55] Speaker B: Leur fils cadet ne. [00:40:57] Speaker A: Va pas bien. On veut garder un oeil sur lui de la même façon que, ah, ton film, regarde, viens, on va... On va chez Conan. On va chez Conan O'Brien. On va rencontrer du monde. Ça va te faire du bien. Puis en même temps, on va pouvoir garder un oeil sur toi, sans le. [00:41:15] Speaker B: Dire probablement. Et là. [00:41:18] Speaker A: Il est entouré de gens qui ont réussi dans cet univers-là. Et qu'est-ce qu'il. [00:41:25] Speaker B: Fait? C'est. [00:41:25] Speaker A: Qu'Il les provoque. T'es qui, toi? Qu'est-ce que t'as fait? C'est quoi que t'as fait? T'es quelqu'un? On peut le lire comme ça, hein? Bien oui. C'est quoi ton nom? [00:41:34] Speaker B: Est-ce que t'es populaire? On peut le. [00:41:36] Speaker A: Lire comme du sarcasme d'être baveux, tu sais. Je suis dégoûtée de cet univers-là dans lequel je suis née. On peut le lire comme ça aussi. J'en sais rien. J'affirme rien. Je fais juste émettre une impression de quelque chose de possible. Puis là, quelqu'un te regarde, toi, qui es pourtant le fils de l'autre, comme si t'étais un vanupié, et te dit, excuse-moi, là, je suis en train de discuter en privé avec Jane Fonda. C'était ça, l'acteur en question parlait avec Jane Fonda. Excuse, c'est une conversation privée. C'est comme, OK. Puis là, en fait, j'imagine. la querelle avec le père, qui est le père qui dit, là, ça va faire, tu sais, je t'amène, peux-tu comme juste... Puis là, t'es là, mais pourquoi tu m'as amenée? J'ai jamais demandé à venir ici. Puis là, c'est la goutte qui fait déborder le vase. Parce que ces deux scènes-là, si tu les juxtaposes, se rendre cohérente l'une l'autre, en fait. Je ne peux rien dire, je. [00:42:51] Speaker B: Ne peux pas parler, il faut que je fasse attention, il faut que je me comporte bien, il y a toutes sortes d'enjeux qui me dépassent. On spécule à partir de petits morceaux, mais bon, c'est ce qu'on fait. On ne s'en cache pas. Mais il y a ça aussi, le podcast, il dérape à un moment donné, parce qu'au départ, les deux co-animateurs ne savent pas trop qui est qui. Ils jasent de leur consommation respective de leurs histoires abracadabrantes, comme les gens le font dans ce milieu-là, je dis ça gentiment. Ils ont appris à shooter de l'héroïne en allant à telle place, puis s'y retrouver dans tel motel, puis après ça dans la rue, puis en rencontrant un peu plus, toutes leurs histoires qu'ils racontent. Mais à un moment donné, ça dérape, puis ils s'entendent bien, puis c'est comique, puis... Puis on est plus différents sur, philosophiquement, sur c'est quoi la meilleure façon de réhabiliter les gens, puis comment il faut être strict. Mais bon, tu sais, ça... Mais à un moment donné, ça dérape parce que c'est comme s'il y en a un des deux co-animateurs qui comprend c'est qui. Puis là, il dit, ah, mais... Il dit ça littéralement. Il dit, ah, mais toi, en fait, ton grand-père et ton père, comme ils m'ont fait tellement de bien, parce qu'ils ont comme amusé l'Amérique. Ils ont créé tellement de choses qui ont formé ma vie et qui m'ont aidé. Puis lui, il répond... C'est ça, eux, ils rendent tout le monde heureux, puis moi, je rends tout le monde malheureux. Puis c'est vrai, je dis ça parce que c'est quand même une lourdeur quand quelqu'un positionne ça comme ça. N'importe qui te. [00:44:14] Speaker A: Dirait ça. [00:44:15] Speaker B: Ton père et ton grand-père ont rendu le Canada heureux. Toi, tu fais quoi? Comment tu poursuis dans la lignée? Quelle lourdeur quand même. C'est terrible. Puis de te faire dire ça à répétition. Puis d'essayer d'extirper de toi un talent dans la même lignée que t'as peut-être pas. Peut-être que t'es pas faite pour être un. [00:44:36] Speaker A: Acteur ou un écrivain ou un producteur de films, mais que t'essayes, puis tout de suite, il faut que tu fasses une tournée. Ça, c'est terrible. Puis aussi, une. [00:44:47] Speaker B: Vie complète dans l'ombre de tes parents. [00:44:52] Speaker A: C'est-à-dire, ce n'est pas vrai que les gens interagissent avec toi comme ils interagissent avec n'importe quel autre enfant. Non, Manon, tu es marqué de ça. On. [00:45:03] Speaker B: Peut même dire que. [00:45:04] Speaker A: Ce n'est pas vrai que les gens dans les centres de désintox interagissent avec toi comme ils interagissent avec les autres clients. [00:45:13] Speaker B: C'est sûr, c'est. [00:45:14] Speaker A: Sûr. que partout où tu vas, t'es le fils de... Qui est très riche. Oui, qui est très riche et qui est adulé. Oui, c'est ça. Et on s'adresse à toi bizarrement. Toi, tu le sais. Parce que tu sais que t'as rien fait pour ça. En fait, c'est... Je sais pas, je suis pas dans sa tête, là. Mais ce qu'il dit donne l'impression qu'il le vit en partie pour ça. Puis même, il raconte, je pense. [00:45:44] Speaker B: Qu'Il a décidé... [00:45:46] Speaker A: C'était difficile de faire sa place, puis il a décidé de faire sa place dans le négatif, à la Jack Kerouac, tu sais. C'est ça, exact. Puis « Being Charlie », il y en a des. [00:45:57] Speaker B: Oeuvres littéraires et des films qui finissent mal. Il y en a des anti-héros, des Kurt. [00:46:06] Speaker A: Cobain ou des Jim Morrison qui sont allés au bout de ça. Si ton film a le. [00:46:14] Speaker B: Saut de ton père, ça ne peut plus être tes affaires. C'est ça, puis ton père, son identité, c'est des feel-good movies, ça finit bien. Oui, c'est ça. Tu sais, l'équivalent au Québec, je trouve, puis je connais pas personnellement, je dis ça juste de ce qu'on a, mais c'est très public. Je sais, pour l'avoir lu à plusieurs reprises dans les journaux, puis moi, je suis sensible à ça, moi. Puis toi aussi, les enfants qui ont des parents qui sont très connus, la difficulté que ça peut représenter. Parce que ça vient de ce qu'on disait tantôt, les gens s'accrochent juste sur quelques mots, quelques trucs. T'es l'enfant d'une personne à qui on dit, ah, ta mère m'a fait rêver, ton père m'a rendu heureux. Puis là, toi, t'es qui, là? C'est un peu ça, j'ai l'impression, qu'elle a dû vivre une dynamique, c'est sûr, qui était présente avec Guy Lafleur et son fils. Le fils de Guy Lafleur a eu beaucoup d'enjeux avec la justice. beaucoup, beaucoup, c'est en répétition, vous voyez ça dans les journaux, mais t'sais, t'imagines au Québec dans les années 80, être le fils de Guy Lafleur, c'est quelque chose, là. T'sais, t'es le fils d'une vedette qui est adulée. Puis je ne le connais pas. [00:47:26] Speaker A: C'Est pas. [00:47:26] Speaker B: Personnel à lui, mais la question se pose toujours, c'est quelle peut être la place de l'enfant? Quelle place. [00:47:32] Speaker A: Il peut prendre? C'est pas évident, là. Non. Non. Puis bon, peut-être que ça apparaît évident de le dire, mais quand même, des fois, c'est... Il faut l'oublier. Il y a une autre chose aussi qui m'a touchée vraiment, vraiment beaucoup. C'est comment Rob Reiner, disons, je ne sais pas, peut-être dans la cinquantaine, C'est une entrevue qu'il a donnée à Charlie Rose à propos d'un programme ou d'une campagne qu'il soutenait avec toute son énergie et à laquelle il fantasmait même de donner tout son temps. Il disait que si il pouvait faire ça plutôt que de faire des films, c'est ça que il ferait. Ce que je ferais étant convaincre les politiciens et convaincre la société de l'importance des trois premières années de la vie. La princesse Catherine, princesse de Galles, c'est aussi sa cause. Les premières années de la vie comme racine de la personnalité pour toute la vie des individus. Et donc, sa certitude à lui, c'était que si on pouvait intervenir pour soutenir des tout-petits-enfants, leur apporter du réconfort, de l'amour, de l'affection, de la bonté et tout ça, les prisons seraient vides. Il n'y aurait personne dans les institutions de santé mentale. C'est là que tout se joue. C'est très Dolto, tout se joue avant 5 ans. Puis donc, il était tellement passionné de cette cause-là qu'il s'est mis entièrement derrière, puis que c'était même son fantasme que ce soit sa vie. Ça lui donnait l'impression d'être vivant, ça lui donnait l'impression de contribuer réellement, tout en sachant que ses films ont contribué au bien-être de sa société. Mais ça, c'est peut-être beaucoup plus concret. C'est déchirant d'entendre ça des années plus tard, sachant qu'il est mort aux mains de son propre fils, que lui et son épouse sont morts aux mains de son propre fils, d'une mort extrêmement violente. C'est terrible. Quelqu'un qui est convaincu que s'occuper bien de ses propres enfants, c'est ce qui va leur donner un bon départ dans la vie. Ça peut être vécu comme paradoxal du point de vue de l'enfant. La présomption, c'est que les enfants naissent comme des pages blanches. puis que c'est la société qui les corrompt, en fait. C'est Rousseau. C'est ça, la présomption, ce qu'on veut croire. Puis c'est vrai que quand on a eu des enfants ou quand on a fréquenté des tout-petits-enfants, ce qui fait partie de ce qui est touchant, c'est tout le potentiel d'un petit humain tout neuf qui peut devenir n'importe quoi, tout est possible. Mais c'est dans l'interaction, probablement, entre la volonté ou ce qu'on fait avec une bonne volonté et comment l'enfant le comprend et comment il y réagit, que beaucoup se passent aussi. Ils ont des personnalités, des tout-petits. En tout cas, c'est un commentaire peut-être inutile, mais ça me vient à l'esprit parce que c'est tellement tragique. Ce gars-là qui est convaincu, convaincu qu'il faut mettre tout ce qu'on peut dans les trois premières années de vie. [00:51:25] Speaker B: Des enfants pour prévenir tous les crimes, pour résoudre tous les problèmes de la société. Puis que son propre fils n'a pas répondu à ça, pas du tout. Puis de ce qu'on comprend, de ce que je sais, Rob Reiner a beaucoup, beaucoup, beaucoup investi émotivement et financièrement. [00:51:45] Speaker A: Et de. [00:51:45] Speaker B: Toutes les façons pour essayer, à sa façon, de supporter son enfant le plus possible. Ce n'est pas quelqu'un qui n'a pas vite baissé les bras. Non, non. Ça aurait pu arriver que son enfant, disons, que Nick Reiner a 17 ans, il a quitté la famille. Arrêtez de leur parler pendant huit ans. Là, c'était constamment, de ce que je comprends, un retour à la maison. [00:52:04] Speaker A: Un retour. [00:52:05] Speaker B: Un réessai pour le re-rentrer. Un peu comme s'il disait, tu sais, il y a tout quoi qu'on n'a pas fait, mais on peut se reprendre. Oui, oui. Quand des fois, Nick Reiner, il disait, puis c'est un dilemme, quand même, philosophique. Dans l'entrevue de le podcast, Nick Reiner, il dit même, tu sais, des fois, il y a des gens qui sont des addicts. Moi, je suis addict, tu sais, puis... Il n'y a personne qui ne peut rien faire. C'est juste moi qui peux décider, mais j'ai cette personnalité-là. Il donne l'exemple, il a toute une métaphore où il parle d'expériences qui ont été faites avec des rats. C'est un peu comme tu dis, on a vu que... C'est lui qui raconte ça. Il dit que les gens ont fait des expériences avec des rats et si tu leur donnes des bonnes conditions de vie et l'accès à de la drogue, ils n'en prendront pas parce qu'ils vont s'actualiser dans d'autres choses que les rats aiment faire. Ils vont se promener dans leur loup. Mais si tu leur donnes, encore une fois, accès à de la drogue, mais une vie plate, ils vont tous devenir drogués en peu de temps. Puis là, il y a un des trois, je ne sais pas qui, qui finit par dire oui, mais il y en a toujours, dans toutes les circonstances, un 5-10 qui, indépendamment des conditions, Il faut continuer à prendre la drogue. Puis là, ils se reconnaissent là-dedans, les trois, en disant, nous autres, on est des personnalités comme ça. Bref, c'est toute la question de... Ça revient à ce que tu disais au début. Est-ce qu'il y a. [00:53:19] Speaker A: Un diagnostic de schizophrénie? Est-ce qu'il y a quelque chose de biologique, de génétique, de sa personnalité? Qu'est-ce qu'est l'environnement? C'est des grandes questions qu'on ne règle jamais. C'est ça, mais aussi par rapport au supposé diagnostic de schizophrénie, c'est qu'il ne pourra pas s'en sortir de son procès, de sa condamnation. C'est-à-dire, il a reconnu sa culpabilité selon toute vraisemblance, tout de suite en partant d'une façon qui fait en sorte que la police peut dire « nous avons notre coupable ». avant procès. Donc, il n'y a pas d'autre façon qu'il puisse dire ça que si le gars a admis que c'était lui, en fait. Parce que sinon, tu sais, on est présumé innocent jusqu'à preuve du contraire, même pour la police. Il faut qu'il y ait un procès. Si le gars nie qu'il n'y a rien à voir avec ça, bien là, on ne peut. [00:54:12] Speaker B: Pas dire on a notre coupable. C'est comme mettre un impair... À moins que je me trompe. Les gens peuvent dire toutes sortes de choses aussi, mais selon toute vraisemblance. Je pense que s'il y avait des questions sur qui. [00:54:27] Speaker A: Avait fait le crime, il n'aurait pas présenté ça comme. [00:54:29] Speaker B: Ça. Il aurait dit l'enquête est encore ouverte, on. [00:54:31] Speaker A: A un suspect. Il n'y avait plus de suspect. C'est ça. Exact. Puis on n'aurait pas dit le non non plus. On n'aurait pas. [00:54:36] Speaker B: Dit on a trouvé notre coupable. Exactement, c'est ça. Donc, la seule façon pour lui de s'en sortir. [00:54:43] Speaker A: C'Est de plaider non coupable pour cause d'aliénation mentale. puisqu'il l'a fait. Il ne pourrait pas plaider non plus comme une autre option qui était sous l'influence de la drogue? Non. Non. Tu ne peux pas dire de la drogue ou de la médication. En fait, tu ne peux pas invoquer que tu étais sous effet d'une drogue pour justifier un crime. Tu ne peux pas. Parce que c'est toi qui as choisi... C'est comme conduire ton état d'ébriété. C'est toi qui as choisi de te saouler. Tu ne peux pas plaider. Ce n'est pas de ma faute, je t'ai saoulé. Ça ne tient pas. La seule façon de ce que je comprends, enfin à moins que je me trompe, mais la seule façon dont il pourrait s'en sortir, c'est s'il est non coupable pour cause d'aliénation mentale. Pour être non coupable pour cause d'aliénation mentale, il faut prouver une aliénation mentale sévère. C'est-à-dire de l'ordre de la psychose ou d'un délire dépressif grave, du type d'être absolument convaincu que tes enfants vont être plus heureux au paradis, admettons, parce que la vie est tellement terrible et horrifiante. Ou bien, donc, je les ai tués parce que je ne les avais pas. [00:56:02] Speaker B: Ils étaient dévorés par le. [00:56:05] Speaker A: Grand Belzébuth. Tu sais, comme un délire de cette nature-là. qui fait en sorte que tu n'es pas capable d'apprécier la nature de tes gestes. Tu vis dans une néo-réalité. C'est ça. Et ça, c'est à peu près juste la psychose, la schizophrénie qui peut servir, un diagnostic comme ça qui peut servir de base solide. C'est ça qu'il faut démontrer qui est schizophrène. Par contre, on est face à quelqu'un qui a consommé pratiquement toute sa vie pour ce qu'on en sait. On ne sait pas les cinq, six dernières années qu'est-ce qu'il a fait. Donc, tu sais, il y a des interrogations. Mais pendant ces années de formation, avant que son cerveau, tu sais, soit complètement formé, autour de 25 ans, qu'il a consommé des drogues dures en quasi-continu, ça a un impact majeur potentiel sur le développement. [00:57:04] Speaker B: Ce que je veux dire, c'est une toxicomanie lourde sur beaucoup d'années, même si jamais t'as arrêté, peut produire des effets qui ressemblent. [00:57:19] Speaker A: À la. [00:57:19] Speaker B: Psychose, entre autres la paranoïa. Oui, tout à fait. Bien oui, puis il décrit même ces épisodes de paranoïa qu'il y a eu sous l'effet de la drogue. C'est ça. Tout à fait. Mais tu vois, nonobstant tout ça, avec lequel je. [00:57:32] Speaker A: Suis d'accord. [00:57:33] Speaker B: Il demeure, puis c'est pas pour minimiser l'influence, l'impact de la toxicomanie et des enjeux de santé mentale, tout ça, mais il reste la personnalité, là quand même. Et Oui. de ce qu'on pourrait spéculer, c'est qu'il est né dans un monde d'images. Hollywood, ça reste du rêve et de l'image. Sans être trop cynique, mais quand même, qui dit de baigner dans un monde de rêves et d'images, c'est pas loin de pouvoir ajouter et de mensonges. C'est quand. [00:58:05] Speaker A: Même, tu sais, c'est l'image que tel acteur a quand tu le connais, puis il. [00:58:10] Speaker B: Vient chez vous, puis il est bien chaud, c'est pas pareil que son image publique. Même des fois, il n'a pas besoin d'être chaud pour que ce soit pas pareil. Oui, ça, c'est tout à fait. Lui, il a baigné dans ce monde d'images-là, mais aussi, et c'est pas quand même rien, il a baigné en étant présent dans tout ce qui est à l'arrière scène. Il voyait comment tout se faisait, il voyait derrière l'image. Il bénéficiait, bref. Donc, images, rêves, mensonges, arrière scène. [00:58:40] Speaker A: Et. [00:58:40] Speaker B: Une personnalité souvent, dans les entrevues, qui met de l'avant le fait de ne pas vouloir être là-dedans, que c'est « all bullshit » et que lui veut dire. [00:58:47] Speaker A: La vérité. Oui. Je dis ça parce que est-ce qu'il va être capable, si c'est. [00:58:52] Speaker B: La meilleure défense pour lui, même si elle n'est pas tout. [00:58:56] Speaker A: À fait juste, de. [00:58:57] Speaker B: La tenir. Il s'est incriminé il y a dix ans. C'est ça qui va. [00:59:01] Speaker A: Être son problème. Mais c'est. [00:59:04] Speaker B: Peut-Être même pour ça que son avocat est parti. qui pourra pas prouver. C'est pas exclu qu'elle dise à son avocat, ben moi je veux pas. [00:59:10] Speaker A: Plaider. Oui, ça c'est mon hypothèse. Je veux pas plaider ça, c'est pas vrai, pis je veux pas dire des mensonges. J'ai dit des mensonges, j'ai lutté contre ça toute ma vie. Oui, c'est fort probable. Mais il y a aussi autre chose, si je peux, c'est par rapport aux. [00:59:26] Speaker B: Personnalités dépendantes ou. [00:59:28] Speaker A: Des gens qui se diraient, bien nous, c'est nous. On est comme ça, on est dans la tranche des rats qui vont prendre la substance, peu importe les conditions. Indépendamment de l'amour. C'est une dimension de dépendance, dépendance à des objets extérieurs. Puis il y a, dans son. [00:59:54] Speaker B: Truc, c'est qu'en fait, il habitait encore sur le terrain. [00:59:57] Speaker A: De ses parents. Il habitait dans la maison d'invité à l'intérieur du camp, du mansion des parents, à l'âge de 32 ans. C'est ça, il habitait dans la maison d'invité à l'arrière. Donc, c'est quelqu'un dont on peut dire, sans trop risque de se tromper, qu'il n'a jamais réussi à aller au bout de ses ambitions. Si son ambition, c'est une ambition autodestructive, tu sais, à la. [01:00:33] Speaker B: Kurt Cobain ou etc., d'une vie de drogue et. [01:00:36] Speaker A: De débauche et de, tu sais, aller au bout de ça, tu sais, Ben, il serait pas chez ses parents. Il serait parti. Il l'aurait fait. Il serait pas parti chez Conan. C'est ça. Il y a une dimension de dépendance à ses parents aussi. Moi, je pense que c'est pas ses parents qui l'ont tué. Je. [01:00:58] Speaker B: Pense que c'est sa dépendance. C'est insupportable. C'est-à-dire, je veux me détacher d'un univers que je méprise, mais j'en suis incapable parce que j'en dépends. Ça atteint son niveau de tolérance maximum. Son film, je reviens à ça, pour moi, met un peu en... On a de l'avant ce paradoxe-là. Je veux m'en sortir, écrire mes propres choses, faire mes propres affaires. Finalement, mon père repogne ça, puis il met son seal of approval. [01:01:33] Speaker A: C'Est lui, il faut que je. [01:01:33] Speaker B: Fasse la pub avec lui, tout le monde parle de lui. Finalement, c'est pas ça que je voulais dire, c'est pas ça que je voulais faire. Et en plus, c'est pas vrai. C'est pas vrai, mais je suis encore pris dans ce que. [01:01:41] Speaker A: Je voulais me défaire. C'est comme une grosse machine dans laquelle j'en profite, je ne veux pas m'en aller parce que ça me donne de l'argent. C'est tout un paradoxe quand même. Il y a autre chose aussi, il y a même une fille qui a écrit un livre sur lui. Quand il était petit. C'est une fille qui donnait des cours de yoga dans la maison des Reiners. Et les cours de yoga étaient, selon elle, régulièrement interrompus par les crises de petit Nick. Alors lui, il faisait des crises de bacon. Souvent, ça pouvait durer 20 minutes. Il pouvait être nécessaire de le prendre au corps pour le contrôler. Donc, il y a une dimension de difficulté de régulation émotionnelle depuis longtemps longtemps. Puis à tel point que cette prof de yoga-là, qui a essayé de l'aider quand il était petit, en a écrit un livre. Il a une. [01:02:45] Speaker B: Grande personnalité avec de. [01:02:47] Speaker A: Grandes émotions. Je ne sais. [01:02:49] Speaker B: Pas c'est quoi le contenu. [01:02:50] Speaker A: Du livre, mais c'est autour de ce petit garçon-là. difficile, qui a de la difficulté à se réguler. C'est quand est-ce qu'Alex? Je peux aller le retrouver. Il y a quelques années? Ça fait longtemps, oui, c'est pas récent. C'était avant tout ça, oui. T'as ce petit garçon-là avec ce tempérament-là, puis t'as ce papa-là qui s'imagine en bienfaiteur de la société, en s'appuyant sur une théorie qui présume que les hommes naissent bons, mais que c'est la société qui les corrompt. Imagine comment il devait se contorsionner intérieurement, le père. Puis ensuite, on demande au père, on lui dit, écoute, ton fils, il te manipule, puis tout, là, ça va faire, tu sais. Puis là, le père qui essaie de remettre de la discipline là-dedans, mais c'est contraire à sa nature, fait qu'on peut imaginer toute l'ambivalence, puis... En tout cas, c'est... Quand Nick. [01:04:03] Speaker B: Dit, bien, mon père amenait du bonheur aux gens, puis moi, j'amenais du malheur. [01:04:07] Speaker A: C'Est que ça faisait longtemps. [01:04:09] Speaker B: Puis il le savait, il était un enfant. difficile pour les. [01:04:13] Speaker A: Gens autour. Oui, tout à fait. Alors donc, tout n'est pas joué, comme on peut dire. [01:04:42] Speaker B: Non, ce. [01:04:43] Speaker A: N'Est qu'un début. [01:04:43] Speaker B: Ce n'est qu'un début. Le procès n'a pas encore commencé vraiment. Il n'a même pas encore plaidé, en fait. On ne. [01:04:49] Speaker A: Sait pas ce qu'il va plaider. C'est ça. Coupable ou pas. On sait que son. [01:04:51] Speaker B: Avocat, il va falloir qu'il s'en trouve un. [01:04:53] Speaker A: Autre. On ne sait pas qui ça va être. Pour le moment, c'est. [01:04:56] Speaker B: Public Defender, l'avocat qui lui a été assigné par la cour. Donc, ça ne serait plus un avocat célèbre. Pour le moment, ce n'est pas un avocat privé, c'est un avocat public. Parce que là, il y a toute la spéculation de, est-ce que c'est le genre de personne qui peut accepter un avocat célèbre, lui qui en partie se rebelle contre la célébrité, l'argent, les what et tout, donc ça peut contribuer à la tension entre les deux. Puis, il y a toute l'idée aussi de mais qui paye cet avocat célèbre? Est-ce que c'est la famille? Puis, donc, c'est quoi la position de sa soeur et de ses deux frères qui, comme on se disait en podcast, peut-être qu'au début, ils se sont dit, bien, on va engager le meilleur. Mais là, après ça, c'est quoi leur position par rapport à leur frère qui a fait ça? [01:05:45] Speaker A: Eux, ils connaissent, ils connaissent depuis longtemps comme étant quand même quelqu'un avec une personnalité problématique. Est-ce qu'eux pensent que c'est de la folie ou ils pensent que c'est quelqu'un de méchant? Est-ce qu'ils ont d'abord pensé que. [01:05:56] Speaker B: C'Était de la folie, puis finalement, maintenant que la poussière retombe, ils se disent, mais en fait, toute notre vie, on a vécu sous la pression de qu'est-ce qui arrive avec Nick? qui a toujours quand. [01:06:08] Speaker A: Même attiré beaucoup d'attention sur lui. Il a toujours un peu scrappé le show de la famille, quand même, depuis des années. Sa soeur, donc, tu me disais, est devenue psychiatre, psychanalyste? C'est la soeur de Rob Reiner. La soeur de Rob Reiner est psychanalyste et artiste. Et non seulement elle est psychanalyste, mais elle est psychanalyste pour enfants. Ça a peut-être contribué. Entre soeurs et frères, on se parle de ce qu'on fait avec nos enfants. Écoute ma soeur, est-ce que tu peux me dire un cue de ce que je peux faire au fil de l'éducation de Nick? mais arrivé à, je veux dire, 78 ans qu'il avait, Rob Reiner arrivait en fin de vie, donc sa soeur doit être de la même génération. À un moment donné, on se disait, OK, mais non, c'est pas... Est-ce que... Donc, l'enjeu, c'est est-ce qu'on parle d'un trouble de santé mentale suffisamment grave comme la schizophrénie pour expliquer un tel passage à l'acte? où est-ce qu'on parle de quelqu'un qui a un problème de caractère, de tempérament, de personnalité, qui a été aggravé par des années de toxicomanie et qui n'a pas pu se réguler un soir où il était extrêmement frustré. Puis peut-être que la sœur... Là, c'est pure spéculation, mais la sœur. [01:07:36] Speaker B: Psychanalyste se dit, mais finalement, on a essayé toute notre vie. On ne peut pas engloutir l'argent de mon frère dans une défense aussi exubérante que celle d'Alan Jackson, qui... Surtout que c'est quand même des clans familiales. Des fois, ça va arriver, c'est le propre des clans familiales, qu'il y a quelques rebelles ou quelques moutons noirs qui font des crimes ou des gaffes. Puis, parce que c'est quand même un clan assez puissant, les Reiner, il y a quand même plein d'amis au placé. On pourrait penser qu'il pourrait dire, à un moment donné, le. [01:08:12] Speaker A: Clan se protège. Je ne dis pas. [01:08:14] Speaker B: Ça péjorativement, c'est correct, se protège, puis ça aide entre eux. S'il avait commis un crime contre du monde à l'externe, quand même... Oui, c'est parce qu'ils sont victimes aussi, la famille. Ils sont victimes aussi pour la sœur qui a découvert le drame. C'est sa sœur qui a découvert ses parents morts, mais c'est ses parents. Quand même, ce n'est pas la même chose que de dire, bon, mais mon frère... Malgré tout, je l'aime. Il était en réhab au New Jersey. Là, on a appris qu'il est parti sur une dérape et qu'il a tué quelqu'un. Donc là, il revient à la maison et qu'est-ce qu'on fait? Tout le monde est contre lui, mais nous, c'est notre frère, on va l'aider. C'est la nature humaine un peu. Mais là, le crime a été fait dans le clan, contre. [01:08:53] Speaker A: Ses parents. C'est pas impossible de penser que la sœur, le frère, c'est sûr qu'ils sont ambivalents. Ils vont-ils le supporter? Ils vont-ils être là pour lui ou pas trop pour lui? Mais c'est qu'ils ont dû souffrir toute leur vie aussi, tout le monde. [01:09:10] Speaker B: S'Occupe de lui, tout le monde s'occupe de lui, puis il faut qu'on marche. [01:09:12] Speaker A: Sur des oeufs parce que lui, puis on s'inquiète pour lui, puis il faut faire attention à lui. 17 réhabilitations entre 15 et même 2 ans, 15 et 19 ans, c'est fou. Puis aussi, on vient d'apprendre qu'il a été mis sous tutelle de 2020 à 2021, ce qui concorde avec son diagnostic apparemment de schizophrénie. Apparemment qu'il a eu de troubles schizoaffectifs, donc schizophrénie accompagnée de troubles majeurs de l'humeur en 2020. De 2020 à 2021, donc il était sous tutelle médicale. Pour être sous tutelle médicale, il faut que ce soit demandé par un médecin pour qu'il puisse être traité de force. Ça, ça a duré un an, au début de la pandémie en fait, il y a cinq ans. Puis à la fin de cette année-là, la tutelle s'est terminée. Je le mentionne dans le contexte de tout, d'essayer de comprendre, on ne le sait pas encore, puis c'est le procès qui va nous le dire, de quoi il souffrait. Mais c'est juste pour illustrer combien ça fait longtemps que toute la famille est autour est mobilisée autour d'aider Nick et les frères, le frère, la sœur. Une fois le choc passé, il y a peut-être aussi un autre choc de type cognitif qui se dit, mais en fait, on n'a jamais pensé que ça pourrait aller aussi loin, mais maintenant qu'on le. [01:10:52] Speaker B: Sait, finalement, tout ce qu'on a interprété de ce qui arrivait avec Nick, c'est peut-être pas ça. Ça. [01:10:59] Speaker A: Fait qu'on ne va pas engloutir l'argent.

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