Episode Transcript
[00:00:02] Speaker A: Depuis la publication de ses mémoires en janvier 2023, quelque chose semble avoir changé dans l'image publique du prince Harry, fils de la princesse Diana. Pourquoi? Comment? C'est le thème de notre discussion d'aujourd'hui. Vous écoutez Après concours.
On est donc de l'autre côté de la publication de Spare, qui est l'autobiographie de Prince Harry de Windsor Mountbatten, donc le fils cadet de Lady Diana Spencer, qui était lui-même de l'autre côté de la docusérie Harry et Meghan, ou Meghan et Harry.
qui, lui, était de l'autre côté du podcast de Meghan Markle, donc la duchesse de Sussex.
[00:01:30] Speaker B: 11 nouveaux épisodes sur Spotify.
[00:01:34] Speaker A: Spotify qui vient d'ailleurs de mettre à pied 600 personnes, dont celle qui a recruté Meghan Markle. Pour vrai. Et qui l'a payé une somme rondelette pour son podcast qui était à l'origine de 6 épisodes.
[00:01:48] Speaker B: Archetype.
[00:01:52] Speaker A: On est de l'autre côté de tout ça, et sincèrement, c'est une foire mondiale.
[00:01:56] Speaker B: Non, t'as raison, il y en a juste six, je crois. Hein?
Non, non, il y en a onze. J'avais raison.
[00:02:03] Speaker A: Il y a onze épisodes? OK, puis donc, c'est la série Netflix qui a six épisodes? Six épisodes!
[00:02:11] Speaker B: C'est ça. Oui, t'as confondu.
[00:02:16] Speaker A: Pardon, c'est faramineux, c'est substantiel. Ils sont productifs. Donc, la série qui est sortie sur Netflix à la fin de 2022, comme le podcast qui est sorti à l'automne de 2022, Et à la rentrée littéraire de janvier 2023, on a le livre Spare, qui est l'autobiographie écrite par un ghostwriter.
du prince Harry. Comme je le disais, c'est une foire mondiale. Ça se passe pas tellement bien niveau relations publiques pour le couple de la duchesse de Sussex et de son époux, le prince, parce que...
Le prince, c'est un descendant direct de la reine Élisabeth II, qui est décédée récemment, et qu'il porte donc, malgré lui, toute la symbolique, l'histoire de la monarchie britannique.
Et Meghan Markle, qui est une actrice de série américaine.
[00:03:41] Speaker B: Je pensais que t'en avais dit de série C.
[00:03:46] Speaker A: On l'appelle B-lister, D-lister. On en a déjà parlé à l'autre podcast. Il y a toutes les lettres de l'alphabet lister.
c'est en fait qu'il y a eu un rôle qui n'était même pas un premier rôle, qui était un sixième rôle dans une série qui s'appelait Suits, dont elle n'est toujours pas revenue, et sur lequel elle s'est appuyée pour séduire le prince et donc vivre un conte de fées moderne, disons.
C'est en train de s'effondrer complètement depuis la place où, moi, je peux observer les choses. Peut-être que je me trompe. Parce que, donc, les mémoires du prince Harry font scandale pour des choses sérieuses, comme pour des pécadilles.
L'histoire de la publication, juste pour le situer, ça fait longtemps qu'on parle. Prince Harry va publier ses mémoires, il va publier ses mémoires. Oups, la reine meurt. On ne veut plus vraiment le recevoir au palais de Buckingham parce qu'on n'a plus confiance que ce qu'on dit quand on lui parle. Ça ne se retrouvera pas dans une entrevue ou dans un podcast ou que ce ne sera pas utilisé pour quelque chose. Donc, il est mis à l'écart de la famille royale, même au funérail de sa grand-mère. Il est assis...
pas devant comme tout le monde, mais à l'arrière-plan, comme tout le monde, comme tous les très, très proches dont il était. Mais au troisième rang, derrière untel, untel, il y a...
[00:05:30] Speaker B: Il a baissé en échelle alimentaire.
[00:05:33] Speaker A: Exactement, il a baissé en grade.
Et donc, depuis un certain temps, il y a une espèce de bruit de fond. Qu'est-ce qu'il va dire dans ses mémoires? Est-ce qu'il regrette d'avoir écrit ses mémoires? Est-ce qu'il regrette des choses qu'il a dites dans ses mémoires? Est-ce que la maison d'édition, qui est Penguin Random House, va accepter des changements? Ah, il voudrait changer. En tout cas, on parle toujours d'eux, tout le temps, tout le temps, tout le temps. Finalement, c'est publié ou ça va être publié, je ne me souviens pas si c'était le 6 janvier ou il y avait une date, mais un libraire espagnol l'a mis en vente.
[00:06:17] Speaker B: Oui, un peu avant.
[00:06:18] Speaker A: Avant de la publier, c'était sous embargo.
[00:06:22] Speaker B: Le potin sous embargo.
[00:06:25] Speaker A: Les journalistes britanniques et américains se sont garrochés sur la version espagnole qui circulait et on a commencé à sortir des extraits avant la date officielle de publication, avant qu'il soit parti sur sa tournée de promotion. Et les extraits qu'on a sortis, c'est dévastateur.
Il parle de ses parties intimes. Il raconte des disputes ridicules avec son frère, comme si c'était des traumatismes épouvantables.
C'est-à-dire qu'il se plaint d'avoir toujours été le plus jeune, puis d'avoir jamais eu les égards que son grand frère a eus. Puis il attribue ça au fait que son grand frère était promis à devenir roi un jour, et que lui, il n'était que la roue de secours. Il va même jusqu'à dire qu'on l'a peut-être fait naître pour donner au roi des organes en cas de besoin, du sang en cas de besoin, de la moelle épinière en cas de besoin. Il se plaint d'avoir eu la plus petite partie de leur chambre commune quand ils dormaient dans la même chambre, dans le palais de Kessington, je crois, ou à Buckingham. Il se plaint.
[00:07:43] Speaker B: En passant, je peux t'interrompre par rapport à la plainte. Ça me vient à l'idée.
Je sais que les britanniques, l'expression britannique qu'on entend souvent par rapport à quelqu'un qui se plaint beaucoup, c'est de dire « it's a pity party ». C'est quand même savoureux comme expression. Puis on l'entend souvent par rapport à lui, parce que c'est vrai qu'étant donné quand même les avantages qu'il a eu, il est forcé d'admettre que dans son livre, il y a beaucoup de plaintes.
de quelqu'un qui, quand même, à plusieurs égards, a eu une vie avec certains perks. Mais donc, il y a des gens... Il y a des gens qui ont dit « It's a pity party ». Et je n'avais pas nécessairement d'expression en français pour ça. On peut toujours dire « quelqu'un qui se plaint beaucoup », mais ce n'est pas la même...
Ce n'est pas une même...
Ce n'est pas aussi lumineuse comme expression. Mais j'ai entendu dernièrement quelqu'un qui disait...
en parlant d'autres choses, mais ça s'applique. Un tel, un tel, à la place de prendre position et de se tenir debout, il a décidé de jouer au caliméro.
Oui! Ça date un peu comme expression. Mais pour les plus vieux d'entre nous, tu te souviens du caliméro, hein?
[00:08:59] Speaker A: Calimero, c'est un petit poussin qui est noir, puis qui se promène avec sa coquille sur sa tête et c'est toujours trop injuste. Tout ce qui lui est trop injuste.
[00:09:09] Speaker B: C'est essentiellement ça. Donc voilà, il y a soit le Pretty Party, soit le Calimero Fest. Mais en même temps, je t'écoute parler, puis...
Si on se demande où la transgression est, à plusieurs égards, il y a de la transgression dans cette histoire-là. Entre autres parce qu'il révèle des choses qui habituellement ne sont pas révélées parce que la royauté a une certaine pudeur à mettre de l'avant les détails de leur chicane, de leur conflit. Donc lui, il transgresse cet aspect-là.
Mais où je t'ai interrogé, parce que contrairement, je pense, à tous les autres podcasts qu'on a fait où j'ai lu, habituellement, je m'y intéresse, je lis, j'ai des idées, j'explore. Là, j'ai vite été ennuyé.
Parce que ça peut juste être ennuyant dans un... Si t'as en tête comment...
ça devrait pas être comme ce qu'il fait. Là, la transgression prend son sens, mais si la royauté, pour moi, ça veut pas dire grand-chose, puis je connais pas les codes, c'est juste quelqu'un qui raconte sa vie, puis... Ça fait que ça m'amène pas à trouver ça passionnant, non? Mais... Non. Mais quand même...
Comment je pourrais dire ça? Je peux voir comment tout ce qui se passe en ce moment, on pourrait dire ça s'écroule, c'est mal reçu, c'est pas correct. Mais en même temps, il y a un certain niveau de superficialité aussi dans lequel beaucoup de gens se tiennent.
Puis de cette position-là, les gens pourraient dire, bien non, c'est un grand succès, il fait plein d'argent, tout est beau. On dirait que c'est juste quand tu rentres dans une certaine sphère plus approfondie de l'histoire que là, tu te rends compte de tout ce qui se passe. Parce que je n'ai parlé un peu autour de moi, puis pour plein de gens, non, non.
Je l'ai vu à Stephen Colbert, puis.
[00:10:54] Speaker A: Il était bon, puis... Ah oui, hein? Oui, oui. C'est fascinant et touchant, je trouve, en même temps, l'attachement des Britanniques envers la monarchie. L'attachement en particulier envers la reine. La sacralisation de la reine aussi. C'est-à-dire, on ne peut pas, personne n'oserait prononcer quelques mauvais mots que ce soit à l'endroit de sa majesté, la reine. Et là, de ce point de vue-là, il y a quelque chose comme un choc culturel. Parce que lui vient de cette culture-là, où la monarchie... On en parlait dans le podcast sur Meghan Markle, qu'on a fait l'année dernière.
La monarchie, essentiellement, c'est une institution qui occupe une fonction symbolique, rassurante pour tout le monde. Ils font pas grand-chose, mais ils estiment que c'est... faire une vie de service. Ils vont à des endroits pour inaugurer un hôpital ou... Planter un arbre. Planter un arbre. Et donc, leur seule présence est un service à la collectivité.
On les finance pour maintenir une continuité historique, quelque chose de rassurant dans le paysage politique. Ils sont censés être neutres politiquement, mais garantir quelque chose comme la loi, les tables de la loi. Ils sont comme, tu sais, des légataires ou des gardiens de la loi.
Et puis, en dessous de ça, bien, la politique peut continuer comme... comme on fait de la politique comme partout, t'sais, des dépôts, des comptes, à droite, à gauche, etc. Eux sont intemporels. Mais pour garder cette intemporalité-là, il faut qu'ils respectent un certain nombre de codes et qu'ils se montrent dignes aux yeux de la population de la confiance qu'on leur accorde.
et de l'argent qu'on leur donne parce que ça prend des sous pour maintenir ça, hein? Ça fait qu'ils marchent sur une ligne un peu mince. La glace n'est pas tellement épaisse en dessous de leurs pieds.
[00:13:25] Speaker B: Surtout que pour que l'aspect symbolique tienne, il faut qu'ils feedent de temps en temps quand même les médias ou qu'ils se laissent...
qui se laissent parasiter un peu par les médias autour de trucs imaginaires.
[00:13:42] Speaker A: Oui.
[00:13:42] Speaker B: Parce qu'il y a quand même toutes les potins autour d'eux autres.
[00:13:44] Speaker A: Oui.
[00:13:46] Speaker B: Qui fait partie d'eux.
[00:13:48] Speaker A: Mais c'est que plus t'en dis, plus t'enlèves du mystère.
[00:13:51] Speaker B: C'est ça.
[00:13:52] Speaker A: Il faut que t'en dises juste assez pour les contenter.
[00:13:55] Speaker B: C'est ça.
[00:13:57] Speaker A: Mais pas trop pour tomber sur ton pied d'estale.
[00:13:59] Speaker B: Oui, c'est ça. Assez pour paraître accessible ou...
interpellé, intéressé, mais pas trop pour devenir banal. Et en fait, il pourrait pas faire un... Il pourrait pas avoir un channel Twitch où on les verrait juste la banalité du quotidien.
[00:14:15] Speaker A: Non, télé-réalité, machin.
[00:14:18] Speaker B: Mais c'est un peu ça que, là, il tend à révéler en tirant un peu le rideau puis en montrant comment ça se passait dans sa vie quotidienne... habituelle, non? Tu as pensé à rien?
[00:14:31] Speaker A: Bien, il transcrit ça en juste révélant des choses intimes. Tu sais, comment ça se passait dans sa vie quotidienne, c'est pas sûr parce que là, il y a beaucoup de refabrication de la réalité d'après tout ce qu'on peut comprendre. Il y a beaucoup de choses qui ont l'air un petit peu fabulées dans son autobiographie. Puis de toute façon, il s'en cache même pas en disant, mais dans le fond, c'est ma vérité.
Ça fait que, bon, bien, mes souvenirs, c'est pas nécessairement des documents d'archives. C'est comment je me représente, tu sais, ma propre histoire. Mais le scandale vient du fait... d'abord... qu'il y en révèle trop. Il y a des choses qu'on n'a pas besoin de savoir.
je pense, très intime, que si c'était un monsieur ordinaire, ça intéresserait personne. Mais ça intéresse personne non plus, mais là, c'est comme il y a l'embarras de quelque chose d'un petit peu pervers. C'est-à-dire, on s'intéresse au prince Harry parce que c'est un personnage dans notre univers, dans notre paysage médiatique et social depuis toujours, depuis tout petit.
Mais on ne veut pas savoir qu'est-ce qu'il fait de ses parties intimes, pour le nommer, pour le dire clairement.
[00:15:57] Speaker B: Oui, mais tu dirais-tu que dans ce sens-là, il prend un peu la position, peut-être à cause de l'influence de Meghan Markle, d'une star américaine.
[00:16:06] Speaker A: Exact.
[00:16:06] Speaker B: Une star américaine pourrait révéler des choses intimes sur lui ou elle, parce que ça fait partie de la culture.
[00:16:11] Speaker A: Oui.
[00:16:12] Speaker B: C'est moins le cas pour les Britanniques. Oui.
[00:16:14] Speaker A: C'est là qu'il y a potentiellement un clash culturel. Mais ce qu'il fait, il fait un pas de plus, en fait.
Les commentateurs royaux, les commentateurs de la monarchie, il y en a beaucoup. C'est tout un univers qui est vraiment intéressant quand t'embarques dans une histoire particulière. En général, ça l'est peut-être pas, mais là, l'histoire de Meghan Markle et du prince Harry, puis comment tout ça s'est construit. Je dirais les templements documentés par des commentateurs royaux qui s'arrachent la chemise, qui s'arrachent les cheveux, qui sont...
en apoplexie. Ils en veulent à Mégane d'avoir enlevé le prince Harry et de l'avoir manipulé. Mais ce que l'autobiographie semble révéler, c'est que Harry lui-même a ses propres enjeux et que là, il utilise sa plateforme, il a l'excès de popularité, c'est-à-dire la popularité qui s'est acquise aux États-Unis, qui sont normalement assez indifférents de la monarchie, pour partager publiquement, c'est-à-dire à un public mondial, sa rancœur, sa jalousie, son envie, et laver son linge sale en public.
[00:17:44] Speaker B: Oui, mais en plus quand même aussi, parce qu'il me semble que c'est prenant dans l'affaire de son deuil qui n'en finit plus de ne pas finir de sa mère, parce que c'est quand même une partie prenante de sa biographie aussi. Sa mère est très, très présente et elle a raison, je peux le comprendre, mais en même temps, ça fait longtemps que c'est arrivé, mais c'est très, très prenant.
T'as quasiment l'impression que c'est quelque chose de traumatique qui est en train de perlaborer et d'élaborer en direct avec le monde.
Moi, c'est une des choses qui m'a surprise, en lisant, je n'ai pas lu son livre au complet, j'en ai lu des grands passages, de comment ça tourne beaucoup, beaucoup, beaucoup autour de sa mère, qu'il n'appelle pas, parce que ça compte, je pense qu'il n'appelle pas « my mother » ou « dear mother » ou « my mom », il l'appelle « mommy », je pense que c'est « my mommy », ce qui leur place un peu dans la position d'un enfant quand même. Et il en parle beaucoup, beaucoup, beaucoup.
Et ce qui donne l'impression donc, étant donné aussi ce qu'il nous dit ailleurs dans des entrevues de comment, suite aux incitations de Meghan Markle, il est allé en thérapie, puis il a fait des thérapies, qui est en processus thérapeutique en ce moment, qui raconte un peu en direct ce qu'il a mis de côté pendant des années, à savoir de vivre un peu plus pleinement le deuil de sa mère. Et c'est lui qui le dit, que pendant des années, il ne voulait pas en parler, il ne voulait pas y penser.
il faisait juste être dans l'action, mais que maintenant, donc, il est plus proche de ça, ça étant donc toute la peine qu'il a vécue, puis toute le deuil, en fait. Mais ce qui rend ça, bien, je suis heureux de t'entendre, mais malalaisant dans un sens, parce que t'as l'impression, en fait, la question c'est pourquoi Ce qui devrait être quelque chose d'assez intime, qui est en train de s'élaborer maintenant, doit aussi peut-être, si proche dans le temps, être verbalisé dans la sphère publique.
[00:19:40] Speaker A: Oui. Moi, je trouve qu'il y a quelque chose avec le traumatisme, si tu me permets, qui est vraiment délicat à manier et qui n'est pas du tout si évident. On parle de traumatisme là, maintenant, comme on parle de chips. Tout le monde est traumatisé, tout le monde a vécu des traumatismes. Il y a des « trigger warning » ici, des « trigger warning » là.
parce qu'on suppose que les gens ont vécu des traumatismes, etc., c'est en grande partie parce que la psychologie a réussi à rentrer dans le discours populaire et dans la psyché populaire. Ça, c'est mon opinion, hein? C'est-à-dire, on est très psychologisé comme société dans l'Ouest en général. Ce qui est délicat, Dans la vraie pratique clinique, c'est d'arriver à entendre quelqu'un qui élabore quelque chose autour d'un traumatisme. Et c'est pas parce que quelqu'un se dit traumatisé qu'il souffre d'un syndrome de stress post-traumatique, d'ailleurs. Mais peu importe, quelqu'un élabore une souffrance liée à des événements qui ont marqué le cours de son histoire.
Écouter cette personne-là et favoriser qu'elle l'élabore, c'est surtout pas favoriser que cette personne s'enferme dans son traumatisme. Je dis ça parce que...
Oui, il parle énormément de sa mère. Il l'appelle Mommy. D'ailleurs, il y a des courriels de Meghan Markle écrits à Jason Cunoff, qui était le conseiller en communication pour le bureau des Sussex et le bureau des Cambridge à l'époque avant Mexit, où il vivait au Palais. Donc, il partageait un même responsable des communications.
des échanges au sujet de... des lettres que Meghan a écrites à son père pour... c'est comme le supplier de l'informer parce qu'il n'y avait pas d'information, il y a eu un truc, le père a vendu des photos de lui à des paparazzis. En tout cas, en soi, ça mériterait un podcast qu'on fera pas, mais c'est une histoire qui est compliquée. Mais dans ces échanges-là, ce que Meghan Markle dit, Elle a dû reconnaître que c'était par juré dans une cour en Angleterre parce qu'elle a nié avoir eu quelques communications que ce soit avec... En tout cas, ça fait partie des communications qu'elle a nié avoir, mais dont Jason Cunoff, qui était donc le responsable des communications, avait les reçus.
Ce qu'elle écrit, entre autres, c'est... C'est mieux d'écrire daddy que d'écrire dad ou father ou... C'est mieux d'écrire daddy parce que si jamais ces lettres étaient coulées à la presse, ça toucherait plus les gens.
Bon. Moi, ça m'est resté en tête, ça. Et quand je lis Harry qui parle de sa mère et qui dit «mommy, mommy, mommy», En parlant d'elle, là, c'est un homme de 38 ans qui parle. Mamie, mamie, mamie. J'entends très, très fort cette voix-là, qui est aplosant à la sensibilité des gens. Ce qui m'amène à dire...
qui a quelque chose de très délicat dans tout ce passage-là, d'un jeune qui a perdu sa mère à l'âge de 12 ans, sa mère qui était une vedette mondiale, qui était adulée mondialement, qui est morte à 36 ans à peine, et dont on parle encore comme une légende.
C'est inintouchable, sa mère. Quelque chose de très délicat dans l'idée de...
faire son deuil et donc écrire un livre dans l'optique de faire son deuil, mais aussi écrire un livre dans l'optique de gagner sa vie et de vendre de la copie. On pourra parler de tous les tours de passe-passe qui ont été faits pour gonfler les ventes de ce livre-là. Mais ceci à part, l'idée de, à ton insu, parce que tu vis dans une ambiance psychothérapeutique, d'en fait te coincer et cristalliser ton deuil, parce qu'on te pousse autour de toi à parler de ta mère parce que c'est vendeur. Vois-tu, il y a quelque chose de très, très troublant dans toute cette démarche-là.
[00:24:59] Speaker B: Tout à fait. Puis là, ça revient à la question de c'est quoi l'influence de Meghan Markle sur ce qu'il dit, ce qu'il fait.
[00:25:07] Speaker A: Et des compagnies de relations publiques, et de l'éditeur, et des gens qui veulent capitaliser sur leur histoire.
[00:25:16] Speaker B: Mais c'est là que je pense que beaucoup de gens, et je ne m'exclus pas, n'est pas tout à fait au clair. C'est parce que d'un côté, si tu regardes le documentaire sur Netflix de Meghan et Harry, moi j'ai souffert à travers les six épisodes, Mais une des choses qui m'a frappé, c'est Meghan Markle. Je trouve qu'il y a souvent la tendance, pour se dédouaner de toute responsabilité, d'expliquer des affaires comme si elle, elle n'avait aucune idée de ce qui se passait. Des fois, qu'est-ce que ça soit un peu grossier, à mon sens. Des fois, elle va dire, la première fois que j'ai reçu son frère avec la princesse, j'oubliais, non, tellement je connais pas.
[00:25:56] Speaker A: Kate Middleton.
[00:25:58] Speaker B: Oui, elle décrit ça comme si elle ne savait pas qu'il fallait qu'elle se prépare, étant gogone en jeans. Puis là, d'un coup, elle apprend que non, non, non, il y a certains protocoles à faire. Ah oui, puis elle ne savait pas, tu sais.
Un walk, c'est quoi un walkabout? C'est quoi, là? La première fois qu'elle a eu à se promener dans la foule, elle était pas au courant de ça, elle, que c'était quoi cette histoire-là. Elle était complètement prise au dépourvu. Moi qui ne connais rien de la famille royale, je l'avais déjà vue du monde du premier enfant. Je veux dire, tout le monde sait ça, là.
[00:26:22] Speaker A: Il n'y a rien d'extraordinaire, oui, oui.
[00:26:25] Speaker B: Fait que d'un côté, t'as l'image, son positionnement qui apprend comme quoi elle, elle arrive là sans rien savoir, bienveillante, innocente, à tout découvrir au fur et à mesure et en étant pris de court par des protocoles. Puis de l'autre côté, t'as une position...
un prisme beaucoup plus calculé, en fait, où elle a autour d'elle une machine médiatique, déconseillée de communication, puis elle n'est pas du tout la jeune personne qui sort de la jungle, puis qui découvre la ville, puis qui ne comprend rien de comment ça fonctionne. Ce qui, moi, me paraissait un peu gros aussi, parce que C'est quand même quelqu'un qui a vécu avant de rencontrer le prince Harry.
[00:27:06] Speaker A: Elle était dans la mi-trentaine quand elle l'a rencontré.
[00:27:10] Speaker B: Puis elle connaissait le monde des médias, le monde des tabloïds. Exactement. Elle connaissait plein de choses. Ça fait qu'elle se décrit beaucoup comme étant complètement à côté de tout ce monde-là. Ça fait que bref, si c'est pas vrai, si c'est un rôle qu'elle se donne et que c'est beaucoup plus calculé, Comment ce calcul-là s'insère pour lui? Est-ce qu'il participe? Est-ce qu'il le subit? Est-ce qu'il s'en rend compte? Est-ce qu'il est naïf par rapport à ça? Est-ce qu'il le refoule?
[00:27:40] Speaker A: Mais je trouve que, je sais pas ce que toi t'en as pensé, mais ses mémoires, ce qu'ils révèlent, c'est qu'il y avait déjà depuis longtemps, une paranoïa profonde, un profond mépris pour la classe médiatique en général, et aussi beaucoup, beaucoup d'envie face à son frère aîné qui était destiné à devenir roi.
Et lui, comme l'indique le titre de son livre, c'est simplement un gars de remplacement. Un substitut. Un substitut. Il parle de comment il n'a pas le bel appartement, sa maison n'était pas belle à comparer à l'autre, ceci à comparer à l'autre, lui a eu le droit d'avoir une barbe à comparer à l'autre. Tu sais, il a comme un truc.
assez infantile entre toi et moi, pour le dire franchement, qui est comme gênant, quand t'approches ta quarantaine, de montrer ça en public, si tu veux mon avis, à moins que...
dans l'ensemble de toute ta démarche. OK, ça, c'est un gars qui vivait dans la monarchie puis qui s'est excerpé de la monarchie pour aller vivre en Californie. Et là, il fait de la thérapie. Il fait de la thérapie à travers des drogues. Il fait de la thérapie à travers... C'est-à-dire, ce qu'il appelle de la thérapie, c'est ça, prendre des drogues, mais en étant bien accompagné.
C'est communiquer avec ta mère dans l'au-delà. C'est écouter des mantras qui te sont transmis par des sortes de sachant-tout. Faire du yoga, de la méditation et tout ça. Moi, j'ai rien contre ça.
C'est juste qu'il faut le préciser que c'est ça pour lui faire de la thérapie. Et là, t'as des gens comme ça, qui sont pas nécessairement des gens qui sont des professionnels, habilités à traiter, par exemple, des post-traumas.
qui viennent t'encourager à parler de ton traumatisme, à parler de ton traumatisme, à communiquer avec ta mère, tu comprends, à calmer ton anxiété en utilisant telle drogue que les Autochtones de telle région, etc., etc. Est-ce que c'est pas propice à empirer les choses ou à...
Oui, tout à fait.
[00:30:23] Speaker B: Surtout que, bon, c'est là le paradoxe aussi. L'essentiel de sa plainte de Calimero, c'est de dire, à un moment donné, tu ne peux pas vivre tranquille. Les médias n'arrêtent pas de t'achaler. Je résume, mais il y a beaucoup de ça. Tu ne peux pas faire ta vie, le moindre manque. Les médias sont toujours après toi. Les médias te poursuivent, te pourchassent, et de reste, c'est comme ça que sa mère est décédée aussi, poursuivie par des paparazzis.
Donc d'un côté il dit ça, c'est louable comme plainte, mais en même temps...
élaborant publiquement ses difficultés, sa peine, sa névrose familiale, il recrée la même chose qu'il déplore, en fait. C'est que là, tout le monde commente sur ce qu'il a vécu, ce qu'il a fait, ses premières relations sexuelles. Puis c'est lui qui l'a dit, c'est lui qui l'a élaboré.
[00:31:11] Speaker A: Oui, mais c'est comme s'il s'était dit, mais en fait...
[00:31:14] Speaker B: Tant qu'à faire.
[00:31:15] Speaker A: Tout le monde profite de moi, je vais le mettre à mon profit moi-même.
[00:31:18] Speaker B: Oui, bien lui ou elle.
Calibéro !
[00:31:24] Speaker A: Calibéro !
[00:31:26] Speaker B: Tu chantes dans toutes les langues et tu nous cites aussi joliment ! Calibéro ! Calibéro ! Ici, venez, je t'aime à la tuyaute, Pierrot ! Calibéro ! Calibéro ! Tout ça chante !
[00:31:50] Speaker A: J'ai un petit arrière-plan de cheveux qui brise à la mousse.
[00:31:56] Speaker B: C'est une métaphore. C'est une métaphore pour certains personnages dans cette histoire.
[00:32:01] Speaker A: Fait que tu voulais aborder la question de la masculinité parce que... Ben parce.
[00:32:06] Speaker B: Que moi c'est de ta faute qu'on parle du Prince Harry aujourd'hui pis j'avais de la misère à trouver un intérêt parce que...
En fait, simplement parce que comme je n'ai pas d'investissement de la famille royale, des révélations qui viennent bousculer des idées préconçues, je ne sais pas ces idées préconçues-là, ça ne bouscule pas, c'est juste quelqu'un qui raconte des affaires.
[00:32:29] Speaker A: On est drôle au Québec, si tu peux me permettre cette petite parenthèse, parce qu'on est quand même assujettis à l'autorité de la famille royale britannique. Il y a toute une tentative de faire un gros scandale de la part du Parti québécois, qui refuse de prêter allégeance au roi Charles III. Mais c'est vraiment un scandale minuscule, parce que c'est vraiment juste une question de mots à dire ou à ne pas dire, et il n'y a personne qui en parle plus que ça.
Mais on est quand même assujettis à eux. On a un gouverneur général au Québec.
[00:33:04] Speaker B: On a un au Canada. – Quand on déclenche les élections, ça prend leur bénédiction.
[00:33:07] Speaker A: – La reine doit reconnaître les élections à la fin. Mais on n'a aucune... On s'en fiche complètement. On a juste des relents à l'occasion.
[00:33:18] Speaker B: De... – On a aussi un passe-droit pour les dénigrés quand même, je trouve.
[00:33:25] Speaker A: Oui, parce qu'on s'en fout. C'est comme on est comme une province catholique, mais on se fout des curés.
C'est un peu un style québécois, ça.
[00:33:37] Speaker B: Oui.
[00:33:38] Speaker A: T'es assujettie à des gens dont on se fout.
[00:33:40] Speaker B: Ils sont en train de me traiter de Québécois, alors.
[00:33:42] Speaker A: Non, mais...
[00:33:43] Speaker B: Toi aussi, tu es plus exotique.
[00:33:49] Speaker A: T'es-tu en train de me hautrifier?
[00:33:53] Speaker B: Mais bon, donc, comme cette histoire-là ne m'intéressait pas beaucoup, j'avais de la difficulté à trouver un angle, je pense qu'on peut dire en mauvais français, des angles qui m'intéresseraient.
qui m'intéresse, ce serait, oui. Mais j'ai fini par le trouver, en l'occurrence, toute l'idée du masculin, du féminin, mais surtout du masculin, c'est-à-dire que le Prince Harry, il suffit de googler Prince Harry masculinité, ou masculinity, pour voir plein d'articles écrits là-dessus, qui grossièrement prennent deux tangentes. Soit on dit, bien bravo à lui, Il incarne, il représente une masculinité moderne, c'est-à-dire que c'est quelqu'un qui est capable, qui a le courage de se montrer vulnérable, qui parle de ses émotions, qui est capable d'admettre ses difficultés, d'élaborer sur ses processus thérapeutiques.
C'est quelqu'un qui n'a pas à être figé dans des vieux modèles du masculin. Donc plein, plein, plein, plein, plein d'articles Jésus devant moi qui louangent ça et qui le voient un peu comme étant la modernité du masculin.
Et d'autres, au contraire, qui disent que dans les années 70-80, on avait Dirty Harry, l'inspecteur Dirty Harry. No more Dirty Harry, le gars sur sa moto avec son fusil, toutes les symboles qu'on peut avoir. C'est comme parti cette idée-là. C'est rendu toxique, c'est quelque chose d'un peu plus viril.
ou pour le dire autrement, d'une idée du masculin où ce n'est pas nécessaire de...
montrer et démontrer, de faire la démonstration de ses émotions, de ses vulnérabilités, mais au contraire que tu peux être fort et montrer la maîtrise que tu as de ton agressivité, etc. C'est comme deux courants de ce que devrait être le masculin, mais puis là ça dépasse la petite personne du prince Harry. J'ai l'impression que comme ça devient de plus en plus polarisé et que Un répond à l'autre en exagérant en réponse à l'autre. Donc plus ça va, plus on va fort dans les émotions.
Et plus ce courant-là prend de l'ampleur, bien là, plus il y a un nouveau courant, parrainé entre autres par Andrew Tait et d'autres. Jordan Peterson, à la limite, qui dit non, non, non, on est en train de se faire capturer l'essence de ce que c'est être un homme, puis il faut réagir, puis il faut maîtriser notre agressivité, se tenir, etc., etc. Fait que lui, il est dans le cadre de la modernité.
[00:36:37] Speaker A: On avait ça à l'époque de Jeannette veut savoir.
Il me semble que ça fait très longtemps, j'étais une enfant à cette époque-là. Jeannette Bertrand veut savoir un homme rose ou un vrai homme, mais c'est difficile d'être séduit par un homme rose.
C'est plus facile d'être séduit par un homme plus masculin, mais en même temps, c'est pas nécessairement ça que ça prend. On est ambivalente, les femmes en particulier. Puis en même temps, il y a autre chose. Segway, ça m'amène à l'autre thème dont on voulait parler par rapport à cette histoire-là. C'est la manipulation des médias.
des médias, y incluant la compagnie privée Google.
Plus ça va personnellement, plus ça m'énerve de faire des recherches Google parce que plus j'ai l'impression que peu importe ce que je cherche, ce qui va me sortir en premier, c'est quelque chose qui est associé et qui est à vendre par quelqu'un. C'est comme une grosse entreprise commerciale.
Les articles qui ressortent et qui sont écrits pour mettre en valeur la dimension de la masculinité ouverte, exemplaire, dont fait preuve le prince Harry, en faisant soi-disant un retour sur lui-même, en interrogeant ses propres biais inconscients dont il parle et dont il veut guérir la monarchie et tout le système médiatique britannique.
Parce que maintenant qu'il a compris ses biais inconscients, il peut expliquer aux autres comment faire pour les reconnaître. Toute cette dimension-là du Harry qui se réveille au monde, aux injustices dans le monde, s'approche de sa sensibilité, etc., etc. Est-ce que c'est des articles qui sont écrits par des gens qui sont indépendants au départ? Est-ce que c'est des articles d'opinion qui sont légitimes? Ou est-ce que c'est la machine de relations publiques ou des, je ne sais pas combien, des milliers de compagnies qu'ils ont fondées ensemble, lui et sa femme, pour être des caritatifs, pour être des producteurs, pour être, t'sais, offrir des services, pour faire de l'argent, quoi, assorti à une grosse machine de relations publiques qui est inépuisable à mettre...
ce dont il se plaint principalement, c'est d'avoir été toujours l'objet, lui comme sa maman, l'objet d'un intérêt médiatique obscène, exagéré et obscène. Sa conjointe arrive dans le décor, elle se met à se plaindre d'être l'objet d'une attention médiatique obscène, alors que...
le paysage médiatique a changé, ils vont jusqu'à le dire, à l'avouer, c'est-à-dire, dans leur documentaire Netflix, ils sont en train de mimer, de faire un...
un reenactment, une remise, une simulation d'une situation où ils sont dans une voiture et où ils sont en train de paniquer parce qu'un paparazzi en scooter les suivrait peut-être. Il n'y a pas de paparazzi en vue. Il y a peut-être cinq caméras à l'intérieur de la voiture.
Et il se filme en train de paniquer. Et ensuite, Harry le dit, maintenant, le harcèlement est beaucoup plus en ligne qu'à l'époque de ma mère.
Bon, donc ils sont au fait, ils sont extrêmement intéressés par ce qui est dit d'eux dans les médias et ils ont une réponse, une machine médiatique extrêmement active pour... proposer un autre narratif. Alors quand tu Google Harry masculinité, est-ce que t'es certain que c'est des articles de gens lambda qui ont une opinion?
et que c'est pas des opinions qui sont... qui sont préfabriquées, quand même. Préfabriquées, produites par la machine de relations.
[00:41:18] Speaker B: Publiques de cette entreprise-là.
[00:41:20] Speaker A: C'est ça, mais c'est là que, toi.
[00:41:21] Speaker B: Ton point de vue, entre guillemets, pour moi, était pas si évident au départ, mais je commence à m'y habituer. Et donc, c'est que Meghan Markle et Harry sont tous, sauf des victimes passives et innocentes des médias qui les dépassent, mais au contraire, des acteurs...
délibérés, qui savent ce qu'ils font, qui jouent du système, en fait, là, qui font pas juste le subir innocemment.
[00:41:50] Speaker A: C'est ce que je pense, oui. Oui.
[00:41:51] Speaker B: Entre autres, parce que comme tu dis...
[00:41:53] Speaker A: Mais il y a des preuves de ça aussi, en plus.
[00:41:54] Speaker B: Oui, oui, oui, tout à fait. Parce qu'ils ont des gens qui travaillent pour eux dans ce sens-là.
[00:41:57] Speaker A: Oui, oui. Mais puis aussi, c'est que, tu sais, le discours qu'ils essayaient de... c'est-à-dire l'histoire qu'ils essaient de raconter, c'est...
On était en Angleterre, on était harcelés, notre vie était en danger parce qu'il y avait tellement de paparazzi qui étaient après nous. Notre famille, ma famille, dit Harry, ma famille plantait des histoires dans les médias, ce qui est exactement ce qu'ils font, mais en tout cas, ce qu'ils font eux.
Ma famille plantait des histoires dans les médias pour cibler ma femme. On sait ce qu'ils ont fait. Notre vie était en danger. On a quitté l'Angleterre en panique pour sauver notre vie. Et on voulait une vie tellement plus simple et loin de tout ça.
Ça fait qu'on a fait une entrevue avec Oprah Winfrey, la première apparition publique officielle qu'on a faite. On lui a montré nos poules, parce qu'on a des poules. Puis tu sais, dans notre grand terrain, notre grande maison, on va être de plus en plus simple et, tu sais, bon.
[00:43:12] Speaker B: S'éloigner de l'agitation quotidienne médiatique.
[00:43:14] Speaker A: Presque immédiatement, on fait tout ce qu'on peut faire pour devenir des vedettes hollywoodiennes. Série Netflix, podcast, machin. Livre. Oui, livre, etc. Avoir de la visibilité. Puis quand tu suis leurs relations publiques, c'est quasi quotidien qu'ils sortent quelque chose. Une amie de Meghan a dit, c'est quasiment quotidien. Fait que oui, c'est difficile d'imaginer comment leur histoire de victime, tout ça, est probablement pas entièrement fausse. Probablement qu'ils perçoivent les choses en partie comme ça. Lui, il a une histoire assez tragique.
qui a trait à sa relation à sa mère, en même temps, c'est pas parce que c'est tragique que ça l'empêche nécessairement de tenter de le monétiser.
[00:44:15] Speaker B: Oui, non, exactement. Exact. Puis des fois, il y a des gens qui s'échappent même, qui disent, en décrivant ce qui leur est arrivé, c'est rendu dans le langage courant, ils décrivent aussi comment ça peut s'inscrire dans un arc narratif qui va plaire. Ils décrivent en même temps, c'est vraiment particulier, en même temps qu'ils décrivent ce qui leur est arrivé d'une façon soi-disant authentique, ils te décrivent comment ça s'inscrit dans un arc narratif qui peut plaire et voici pourquoi. Et c'est dit quasiment en même temps. C'est quand même pas rien.
[00:44:52] Speaker A: Oui, oui.
[00:44:54] Speaker B: Je veux dire, t'imagines un patient qui te raconterait quelque chose qu'il a vécu de difficile, puis en même temps qu'il te dit, je pensais hier à vous le raconter, puis je me disais que la façon dont je l'allais l'élaborer, en positionnant les différents personnages et ma position héroïque et le arc de mon narratif, ça allait vous plaire, et vous allez être, bon, dépendamment de ce qu'il a voulu comme réaction, vous allez être ému par ce que je raconte.
Et nécessairement, dans la réaction, ça serait dire, écoutez, le but, ce n'est pas de m'émouvoir, c'est d'élaborer votre histoire. Mais bon, toute la question, c'est de savoir, est-ce que cette machine médiatique qui contrôle en partie, en ayant leur propre genre de public relations, tout ça, L'image qu'il projette, est-ce que c'est lui qui le contrôle? Est-ce qu'il se dit, je vais essayer de présenter justement un masculin plus inclusif, plus soft? Puis Meghan Markle a dit dans ses articles, je suis contente.
Mon mari incarne the soft side of masculinity, puis a fait les louanges de ça. Est-ce que c'est lui, ou comme une certaine presse britannique le dit, c'est elle qui contrôle le message de chacun?
Et bien, c'est là que je sais pas ce qu'elle s'en pense.
[00:46:15] Speaker A: Est-ce que c'est elle qui l'a manipulée à partir de l'image de sa mère? Tu sais, il y a une histoire dans son autobiographie autour de... Je pense que c'était avant qu'ils se marient, Meghan Markle qui s'en va sur la tombe de Lady Diana, qui demande à avoir un moment toute seule avec elle. Et quand Harry revient, Elle est à genoux devant la tombe, avec les mains, les paumes sur la pierre tombale. Et elle dit à son mari, à son futur mari, c'est une sorte de, pas de trance, mais de grand recueillement, qu'elle est en train de demander à sa maman de la clarté et de la guider.
lui donner de la clarté de conscience et de la guider, ce qui touche énormément son mari, dont c'est la maman. Mais là, on parle de la fille qui s'est présentée à leur premier rendez-vous galant avec le parfum de la mer. C'est comme toute l'histoire du pénis gelé. Il faut qu'on en parle parce que c'est là où on était flou autour des questions plus détaillées, l'intimité qui est révélée partout. Ce qu'il raconte, c'est qu'il y a eu une engelure au pénis pendant un voyage en Angleterre, au Pôle Nord, en Antarctique. Bon, il y a des gens qui vivent dans des grands froids qui se demandent comment ça a pu arriver. En tout cas, ça reste un mystère. Comment il en est arrivé là, on ne sait pas. Il y aurait eu une engelure à ses parties intimes et les effets se sont faits sentir longtemps et c'était très dérangeant.
Et là, le mariage de son frère avec Kate Middleton arrivait. Il était bien embarrassé. Il en a parlé à une de ses amies qui lui a dit «Mets de la crème Elisabeth Arden.» Il lui répond «Ma mère mettait cette crème sur ses lèvres. Tu veux que je mette ça sur mes parties?» L'ami lui aurait dit, fais-moi confiance, ça marche. Donc c'est comme une crème apparemment à huit heures pour les lèvres gercées ou je sais pas trop.
Il a ouvert le tube, l'odeur l'a transporté des années en arrière. Il a pensé à sa maman et il s'est enduit les parties intimes de cette crème. Ça fait la risée partout dans le monde.
Je veux dire, tout le monde, tout d'un coup, Freud est rendu intense à la mode. Le complexe d'Édipe, c'est sur toutes les lèvres.
[00:49:16] Speaker B: Il y en a même qui ont dit, par contre, en passant, que c'était le « ghost writer » qui avait voulu se venger de devoir écrire un livre si plate, puis qui avait passé cette petite histoire-là en catimini.
[00:49:26] Speaker A: Il y en a quelques-unes des histoires comme ça. Moi, je me suis dit, coudonc, est-ce que c'est un placement de produit? Je veux dire, depuis quand un enfant de 12 ans connaît le nom de la crème que sa mère se met sur ses lèvres? Je sais pas. Mais ce qui est sûr, c'est qu'il.
[00:49:37] Speaker B: Pouvait pas ne pas savoir que ça allait faire réagir. Il me semble.
[00:49:44] Speaker A: Bien, on le souhaite. On souhaite qu'il ne pouvait pas ne pas savoir, parce que l'alternative, c'est quoi, qu'il se rende compte de rien? C'est comme l'histoire de son dépucelage.
C'est un...
Il rencontre... Il était jeune. Il rencontre une femme beaucoup plus âgée qui était fan d'équitation. Elle l'a montée comme un étalon. Et puis elle lui a donné une tape aux fesses et puis elle l'a renvoyée.
Je sais pas. Pourquoi est-ce que t'as besoin de raconter ça? Comme ça?
[00:50:20] Speaker B: C'est très étrange. Oui, puis surtout de la position de quelqu'un qui se plaint que les tabloïds prennent des extraits de leur vie, puis en font tout un pataclan.
qu'il ne peut que mépriser. Oui.
[00:50:30] Speaker A: Oui. Puis après, t'as des choses plus graves, plus lourdes de conséquences. On raconte que... quand il était au service de Sa Majesté en Afghanistan, il était hyper protégé, parce qu'il était une cible.
[00:50:50] Speaker B: Ah oui?
[00:50:51] Speaker A: Oui. On raconte aussi qu'il a eu de la difficulté à réussir ses études, qu'il a eu de la difficulté à apprendre.
qu'il a quand même été promu, il conduisait des hélicoptères Apache, promu à un rang d'officier, mais de peine et de misère. Il savait piloter des appareils, mais...
Ce qui était l'apprentissage, c'était difficile. Et qu'il a donc passé ses dix ans, il a passé dix ans, deux tours en Afghanistan. Il a servi pour Sa Majesté, la reine Élisabeth, à l'époque. Mais relativement protégé, parce qu'il y avait eu des menaces, parce que c'est pas n'importe qui. C'est le représentant de la royauté britannique en Afghanistan. L'Afghanistan est pas nécessairement d'accord pour avoir les Britanniques attaqué, tu sais, comme en guerre, tu comprends? Dans ses mémoires, il raconte comment un jour, il a pris son hélicoptère et tout ça, et qu'il a abattu 25 soldats talibans qu'il voyait à l'époque comme des pions sur un jeu d'échecs.
Il y a des militaires qui disent, mais non, ça ne peut pas être arrivé. Premièrement, parce qu'on ne donne pas les décomptes de nombre de morts. Deuxièmement, là, les talibans qui vont regarder dans leur truc puis qui disent, non, non, non, non, il n'y a pas de talibans qui sont morts cette journée-là. C'est des civils.
Prince Harry a commis des crimes contre l'humanité. Les talibans, sur leur page Twitter... Sur leur page Twitter, ils vont dire qu'il faut qu'il soit poursuivi pour ses crimes contre l'humanité.
[00:52:41] Speaker B: — C'est pas vrai?
[00:52:42] Speaker A: — Ouais. Fait que là, donc, il devient une... Il est en danger, là.
[00:52:48] Speaker B: — Ouais, ouais.
[00:52:50] Speaker A: Le gouvernement iranien, le ministre des Affaires étrangères iranienne, qui exécute quelqu'un qu'ils ont emprisonné, qui a la double citoyenneté iranienne et britannique, il est emprisonné depuis dix ans, le gars, il l'accuse d'espionnage, décide de l'exécuter, puis donc le ministère des Affaires étrangères, sur sa page Twitter, Sur sa page Twitter, ça va dire, bien, en fait, je veux dire, vous poussez des hauts cris, mais vous avez, à la couronne, quelqu'un qui voit des êtres humains comme des pions sur un jeu d'échecs. Vous n'êtes pas en position de donner des leçons de droit de la personne. C'est grave. Ça a des vraies conséquences dans le vrai monde géopolitique.
[00:53:35] Speaker B: Oui, oui, c'est là qu'on peut penser qu'il est un peu pris dans une bulle médiatique de stars américaines, mais qu'à un moment donné, ça a dépassé cette bulle-là.
[00:53:46] Speaker A: Ça a dépassé sa compétence, pourtant. C'est un prince.
[00:53:52] Speaker B: Mais c'est une chose trouvative parce que c'est quelqu'un quand même qui a développé au fil des années une certaine expertise sur certaines choses, c'est-à-dire qui a fait des choses.
[00:54:02] Speaker A: Il conduit des hélicoptères Apache.
[00:54:04] Speaker B: Oui. Qui a quand même eu des opportunités de voir plein de choses dans le monde.
[00:54:07] Speaker A: Énormément, oui.
[00:54:08] Speaker B: Et t'as l'impression que tout ça est un peu mis de côté.
pour mettre de l'avant la découverte d'un processus thérapeutique qui l'a aidé à élaborer des traumas infantiles tels que recommandés par sa femme, qui sur ce sujet précis, à tort ou à raison, semble vraiment avoir un ascendant sur lui. C'est-à-dire que c'est jamais, de ce que je comprends, lui qui dit « Écoute, à ce que tu me racontes, j'ai l'impression que tu as des enjeux que tu n'as pas réglés avec ta mère.
[00:54:41] Speaker A: » Non, non, non. Tout est à propos de lui.
[00:54:44] Speaker B: Elle est au clair avec ça.
C'est terminé. C'est ce qu'elle avait à comprendre, elle l'a compris. Mais lui, c'est un néophyte. Ça fait que c'est une position relationnelle, c'est une dynamique relationnelle aussi. Lui, il est toujours le néophyte thérapeutique à se faire dire « pour moi, tu devrais aller travailler là-dessus, toi. » Et lui, d'aller t'en témoigner. Ce qui, à un moment donné, pour moi, ne tient pas trop.
Quand est-ce qu'elle a eu cette reconnaissance-là pour l'infini, qu'au niveau de sa propre névrose s'est éclairée? Quand ça se demande, là.
[00:55:20] Speaker A: Oui. Puis toute la question des biens inconscients, c'est quand même intéressant. As an aside, c'est que durant son entrevue à Oprah Winfrey, Meghan Markle évoque que, dans la famille royale, des gens se sont demandé quelle couleur seraient leurs enfants et qu'est-ce que ça impliquerait pour la monarchie. Et Oprah Winfrey a dit « Oh, quoi? » qui a une conversation comme ça avec toi? Elle dit, bien, je ne peux pas vraiment dire, ce serait tellement dommageable pour eux. Elle dit, mais en fait, là, il y a comme toute une discussion, elle a même nommé le racisme, mais bon, ça s'est perdu parce qu'ils en produisent tellement. Ça aussi, j'aimerais revenir là-dessus, la surproduction de contenu, qu'est-ce que ça fait? Mais toujours est-il, Ça s'est perdu, non seulement elle insinuait que dans les hautes sphères, parmi les seigneurs de la famille royale, il y avait des racistes qu'elle ne nommerait pas tellement ce serait dommageable pour eux.
C'est Harry qui lui a rapporté ça. Ils ont tous les deux une histoire différente. C'est à des moments différents que c'est arrivé. Ça s'est dit, t'sais, c'est arrivé juste une fois selon un, c'est arrivé plusieurs fois selon l'autre. C'est arrivé pendant qu'elle était enceinte selon elle, c'est arrivé avant, longtemps avant qu'elle soit enceinte selon lui, mais c'est lui qui a rapporté. En tout cas, il y a un gros truc autour de ça.
Et là, les commentateurs britanniques ne s'en peuvent plus, s'arrachent la chemise. Depuis ce documentaire-là, ils sont tombés... Au début, c'était « Mais qui est la personne avec des royales qui a osé être aussi raciste? » Et donc, le bureau de relations publiques de Harry et Meghan répond, ah non, non, c'est pas la reine ni le prince Philippe qui était vivant à l'époque. Ça fait qu'on est déjà en gestion de dommages.
[00:57:28] Speaker B: On désamorce un peu.
[00:57:30] Speaker A: Mais pendant deux ans, c'était, mais qui? Vous accusez la famille royale britannique d'être raciste. Qui? Prince William a dit, mais non, on n'est pas une famille raciste. Alors, en dérogeant à...
leur motto qui est de ne pas parler des affaires courantes en public.
Ils disent non, on n'est pas une famille raciste. Les commentateurs s'arrachent la chemise, on dirait qu'elles accusent tous les Britanniques d'être des racistes. Si elles accusent la famille royale qu'elle nomme des noms, tatatatatata, Bon, Harry publie son livre Spare, et là, passe en entrevue à la télévision britannique, ITV, avec un de ses anciens amis, d'ailleurs, un journaliste de longue date. Le journaliste lui dit « Vous avez accusé la famille royale d'être raciste. » Harry doit répondre « Non, pas du tout. » C'est pas nous, c'est les médias qui ont raconté ça. Quand est-ce que Meghan a jamais dit le mot « raciste » ?
[00:58:25] Speaker B: C'est du backpedaling !
[00:58:27] Speaker A: Ah ! Mais c'est ça, c'est ça le...
On n'a pas le droit de diagnostiquer des gens de loin. On n'a pas le droit de diagnostiquer des gens sans les avoir rencontrés. Comme dit Dr Grandé, qui est un autre psychologue YouTuber, je ne suis pas en train de diagnostiquer, je suis seulement en train de spéculer sur ce qui pourrait se passer dans une pareille circonstance. Pourquoi je dis ça? Ce que je veux dire, Quand t'es en relation avec quelqu'un qui a un trouble de personnalité, c'est ça que tu vis.
Là, ça fait deux ans, tout le monde est hystérique. C'est comme la télé, les commentateurs.
la télé de droite, le Rupert Murdoch qu'on aime pas puis qu'on snob, mais que ce soit aussi The Guardian puis The Times, puis tout le monde en Angleterre. Oprah Winfrey, puis tous ceux qui reprennent leur histoire à leur avantage pour mettre de l'avant l'idée du racisme systémique et machin aux États-Unis. Tout le monde est là-dessus. La famille royale britannique est raciste. Ils disent pas un mot sur le...
la patente, et quand on lui revient là-dessus deux ans plus tard, il répond juste non, on n'a jamais dit ça. Prouve-le.
[00:59:56] Speaker B: Il y a eu tellement de bruit et d'articles, des dizaines et des dizaines d'articles. On trouve la source. Oui. C'est perdu.
[01:00:05] Speaker A: Il y a trop. Oui.
[01:00:09] Speaker B: Alors, par rapport à la suite Astaire, tu sais, moi, je me disais à un moment donné, en écoutant leur truc Netflix, là, ils ont raconté leur passé, ils ont raconté leur rencontre, ils ont comme fait la... ils ont comme démonté la névrose familiale, la royauté en partie.
[01:00:28] Speaker A: À leur façon.
[01:00:29] Speaker B: À leur façon, là. Mais comment ils peuvent continuer? Parce qu'il y a ça, là...
les royaux ne répondent pas beaucoup ou très peu, sont assez parcimonieux dans leurs réactions. Ils vont-ils être capables de continuer à trouver du matériel pour faire vivre des controverses ou quelque chose?
Selon toi?
[01:00:52] Speaker A: C'est une bonne question.
Il y a...
Tu sais, toi, tu disais que t'étais comme tombée dans l'ennui en embarquant dans cette histoire-là, sur un plan. Moi, je suis consacrée, je suis consacrée à ça.
Aussi intensément qu'à l'époque du procès de Jody Harrius, que j'écoutais religieusement tous les jours. Tout, tout, tout, tout, tout.
Bon, avec autant d'intérêt, je suis vraiment embarquée. Parce qu'il y a un suspens.
[01:01:32] Speaker B: Est-ce qu'ils vont continuer à trouver du matériel pour faire la manchette? À un moment donné, tu ne peux pas te plaindre à jouer aucun numéro pendant des années que ton père n'a pas été fin avec toi. À un moment donné, ça s'effrite.
[01:01:46] Speaker A: Oui.
[01:01:47] Speaker B: Est-ce qu'ils vont trouver quelque chose en l'absence de réponses de la famille royale? Mais il y a aussi, comme de raison ou pas comme de raison, mais certainement ce qui est jasé, c'est que si c'est elle qui tire les ficelles plus que lui, est-ce qu'à un moment donné, elle ne va pas se dire qu'elle a squeezé le fruit autant qu'elle pouvait et qu'elle va aller ailleurs? Il y a ça aussi qui est jasé dans l'affaire.
[01:02:10] Speaker A: Ben, notamment parce que ces fameux mémoires à Harry dévoilent des informations qui sont de nature à pouvoir nourrir une poursuite de sa part à elle en cas de séparation.
[01:02:32] Speaker B: Ah oui?
[01:02:34] Speaker A: Ben, tu sais, il y a toute une histoire. Comme, elle a accouché, apparemment. Parce que ça aussi, on n'est pas sûr.
[01:02:42] Speaker B: On n'est pas sûr qu'elle a accouché?
[01:02:43] Speaker A: Non.
C'est comme écouter les feux de l'amour entre toi et moi. C'est drôle au bout. Mais donc, elle a accouché. Apparemment, je dis, parce que lui fait le récit de l'accouchement de sa femme, de son premier bébé, puis moi, j'ai eu deux enfants, puis je trouve que ça se peut pas.
Tu sais, elle a eu une épidurale, puis après ça, elle est rentrée dans le bain pour accoucher dans l'eau. Tu comprends, quand t'as une épidurale, ils vont pas te laisser rentrer dans... Je veux dire, tu sens plus tes jambes. Tu peux pas... T'as comme pas la fonction de tes jambes. Tu peux pas... C'est impossible. Mais en tout cas, de toute façon, c'est pas... C'est qu'il raconte qu'il était tellement nerveux, puis je pense qu'il veut rendre ça comme...
Relatable. Relatable, mais c'est parce qu'on est avec quelqu'un qui n'a pas grandi dans un environnement normal, fait qu'il sait pas ce qui est relatable. Tu sais, ça sonne tellement étrange. Il raconte comment, à quel point il était nerveux, tout ça, puis il était tellement nerveux qu'il a pris du gaz et l'or. Il y avait une bonbonne de gaz et l'or pour l'aider, elle, dans ses contractions, puis qu'il l'a toute pompée lui-même, tout seul. Ha! ha!
[01:03:56] Speaker B: Ha!
[01:03:59] Speaker A: Entre autres!
[01:04:04] Speaker B: Elle n'avait plus... Pourquoi pour la poursuivre, par contre, je ne sais pas?
[01:04:08] Speaker A: Bien, c'est que ça, par exemple, c'est de dire, bien, voyez, monsieur, même pendant mon accouchement, pendant que j'étais en douleur, je ne pouvais même pas me soulager parce que ce monsieur était tellement drogué, il se vante dans son livre d'avoir pris telle drogue et telle drogue et telle drogue. Monsieur était tellement drogué, qu'il a vidé la pompe à gaz et lard et que j'avais rien pour me soulager. C'est ça le niveau d'irresponsabilité de M. le juge. Puis c'est pas le seul truc qui ressort de ses mémoires, qui te donne l'impression que t'es face à un enfant de 12 ans dans un corps de monsieur de 38 ans.
Ça fait qu'il y a beaucoup de spéculation dans ce sens-là, c'est-à-dire que la valeur marchande du prince diminue à mesure que les mimes... C'est parce que c'est un objet de dérision, son livre.
Tu sais, il y a une photo, entre autres, qui a beaucoup circulé, qui est la photo de son livre qui est sur un présentoir dans une librairie britannique.
t'as un présentoir qui, disons, présente neuf livres. Donc, lui, en a la moitié. Puis, un autre livre, en a l'autre moitié. Puis, l'autre livre, c'est How to Kill Your Family. C'est un libraire humoristique. T'as des mimes, t'as... Il est... Bon. On pourrait dire, bien, cette femme-là qui a marié un prince, qui a épousé un prince, Si elle est comme... Les faits semblent vouloir le démontrer. Si elle est une social climber... Est-ce.
[01:06:02] Speaker B: Qu'Elle a atteint l'apogée ou va-t-elle continuer à climber?
[01:06:09] Speaker A: Et qu'elle voit que celui à qui elle s'est associée est en train de perdre en valeur.
De toute façon, elle a amplement de matériel avec le contenu du livre, où il se présente quand on est signé comme quelqu'un d'irresponsable et de totalement immature, pour divorcer et continuer son chemin ailleurs. Ça, ça peut être un des trucs.
[01:06:41] Speaker B: Fait qu'est-ce qu'en 2025, ils sont toujours ensemble? Oui ou non, selon toi?
[01:06:46] Speaker A: Oui ou non, je ne sais pas. Ça fait longtemps que les gens spéculent. Moi, je pense que ça va mal finir.
[01:06:53] Speaker B: Moi, j'ai l'impression que dans un échéancier de trois ans, ils seraient encore ensemble parce qu'il y a encore du minage à faire avec tout ça.
[01:07:02] Speaker A: Tu penses?
[01:07:03] Speaker B: Oui. Mais c'est vrai qu'éventuellement, Peut-être que c'est très cynique de parler ainsi, mais c'est quand même des gens qui gagnent très, très bien leur vie en parlant de leur vie. Ça nous permet quand même d'être un peu cyniques. Peut-être qu'éventuellement, ils vont être à court de matériel et que le matériel le plus juteux serait leur divorce.
[01:07:24] Speaker A: On dirait que c'est ça. Ils ont essayé de... Ils ont acheté un documentaire qui était en préparation mais qui ne s'en allait pas. Un documentaire, c'est une série d'entrevues avec des personnalités influentes qui a été montée par la Fondation Nelson Mandela. Ils l'ont acheté avec leur compagnie Archwell.
Et ils se sont mis de l'avant. Donc, ils sont les producteurs, ils se sont mis de l'avant. Ceci est une histoire inspirée... Mais tout le travail était fait. C'est pas eux qui l'ont fait, mais ils se le sont approprié. Et la petite-fille de Nelson Mandela est allée dire, OK, franchement, ils utilisent mon père pour faire de l'argent.
Jacinda Ardern, qui était la première ministre néo-zélandaise qui a été passée en entrevue dans le cadre de cette émission-là, s'est complètement distanciée d'eux.
Donc, ils ont produit ça et ça a fait un flop sur Netflix. Personne ne l'a écouté. Ça, c'est ce qu'ils ont proposé. C'est la seule chose comme couple, power couple qu'ils ont proposé qui n'était pas, on n'a pas de chance, la famille royale est méchante avec nous, puis laissez-nous vous parler, etc.
Donc, est-ce qu'ils sont capables de produire quelque chose de pertinent? Jusqu'à maintenant, ils l'ont pas démontré. En dehors de... profiter de leur lien avec la famille royale, qui est en train de s'estomper. Ça fait trois ans qu'ils leur ont pas parlé. Meghan Markle, elle a été là 18 mois, là, c'est tout. Elle a rien d'autre à dire. Kate m'a fait pleurer. Des niaiseries, là, t'sais. Est-ce qu'ils sont capables de se renouveler ou pas, je sais pas. Mais...
ça semble avoir tout le potentiel d'imploser, c'est-à-dire que l'un se retourne contre l'autre.
[01:09:29] Speaker B: En même temps, il faut voir que je suis dubitatif et mêlé, vraiment légitimement mêlé, c'est qu'on vit à une époque fantastique dans un sens où on a maintenant accès, comme on le dit souvent, à plein, plein, plein de documents qu'on n'avait pas avant.
[01:09:43] Speaker A: Oui.
[01:09:43] Speaker B: Avant, c'était risible comparativement à maintenant.
[01:09:46] Speaker A: Total.
[01:09:47] Speaker B: Sauf que ça crée donc parfois des hyper-expertises pointues sur des sujets. Ça, c'est un exemple. On pourrait dire, comme tu le racontes, et je le fais aussi, on est au fait de détails parce qu'on a lu de la documentation autour de cette histoire-là qui est disponible, etc. Et plusieurs sont impliqués, donc on peut dire, regarde, on plonge dans cette histoire, des dizaines de milliers de personnes sont au courant de toute la documentation, pour le dire ainsi, qui est révélée au grand jour, puis qui nous fait voir ça d'un autre angle, et donc ça a un aspect ancré dans la réalité.
En même temps, c'est aussi une bubble, parce que c'est gros ces dizaines de milliers de personnes-là, mais disons que c'est 50 000 personnes ou 100 000 personnes ou 300 000 personnes, c'est juste 300 000 personnes. Tous les gens autour en périphérie n'ont aucune idée de ce qui se passe. Alors moi, ça me fait dire des fois, j'ai l'impression que quand je connais plus quelque chose, c'est sûr, c'est sur le bord des clans.
[01:10:52] Speaker A: C'est fini.
[01:10:55] Speaker B: Tout le monde en parle. C'est un document dévastateur. Ils ne pourront pas s'en sortir. Mais là, tu te rends compte qu'en dehors d'une bubble, tu peux, encore une fois, t'impliquer des milliers, des dizaines de milliers de personnes. Il y a quand même plein de gens qui ont...
tout autre intérêt, puis qui ont, juste comme certains des gens que je côtoie, que je te parlais tantôt, qui ont écouté Stephen Colbert, puis qui ont vu Le Prince Harry, puis qui l'ont trouvé comique et charmant, puis c'est tout.
[01:11:22] Speaker A: Mais est-ce qu'ils vont acheter son livre? La question, c'est ça. Est-ce qu'ils vont aller acheter? Tout l'enjeu est là. Est-ce qu'ils l'ont trouvé sympathique? Est-ce qu'ils vont aller acheter son livre? Là, c'est son livre. Juste une petite parenthèse, là.
des personnes qui ont commandé le livre spare de Prince Harry sur Amazon.
[01:11:44] Speaker B: Qui n'est pas Dirty Harry.
[01:11:45] Speaker A: Non, qui est Clean Harry.
[01:11:47] Speaker B: Oui, c'est ça.
[01:11:47] Speaker A: Therapeutic Harry.
[01:11:48] Speaker B: Thérapeutic Harry. Mais tu te rappelles des films de Dirty Harry?
[01:11:55] Speaker A: Oui.
Il y a beaucoup de gens qui ont commandé sur Amazon un exemplaire du livre Spare de Prince Harry et qui en ont reçu deux. Il y a beaucoup de gens qui ont acheté le livre Spare à 50 ou 80 % de rabais à leur librairie.
dans la première semaine de sa publication. Il y a beaucoup de gens qui ont reçu dans la librairie dont ils sont propriétaires des caisses de spare qui n'ont toujours pas été vendues. Tout ça, ça a été compté pour faire son fameux record Guinness.
[01:12:43] Speaker B: C'est ça, mais il est peut-être trop tard, peut-être que ça a capté l'imaginaire et qu'à force de répéter assez souvent que c'est le livre le plus vendu de l'histoire de l'humanité, que c'est ça que les gens vont repenser, même si tu peux apprécier...
[01:12:55] Speaker A: Mais c'est sûr et certain qu'ici, tu vas voir Rutter ou l'AFP, il y a un entrefilet dans un des journaux ici, à Montréal, qui va dire que c'est un des livres les plus vendus et que si tu n'étais pas intéressé à ça, c'est ça que tu vas penser, c'est sûr.
[01:13:08] Speaker B: C'est ça, exactement.
[01:13:10] Speaker A: Sauf que ce que ça amène comme question, c'est est-ce que ça se traduit en vraie pièce trébuchante et sonnante pour eux?
C'est comme leur truc Spotify. Cette fille-là a fait un podcast. Nous, on a fait un podcast sur Spotify.
[01:13:25] Speaker B: On n'est pas payés.
[01:13:26] Speaker A: Personne ne paye rien.
[01:13:26] Speaker B: 50 millions.
[01:13:28] Speaker A: Personne ne nous écoute non plus.
[01:13:30] Speaker B: Il y a beaucoup plus de recherche qu'eux.
[01:13:35] Speaker A: Mais tu sais, s'il y avait quelqu'un sur Spotify qui nous trouvait cute et sympathique, puis qui nous donnait de l'argent, et donner de l'argent à une firme pour que notre face soit éclatée dans Times Square. Peut-être que pendant trois semaines, on serait le numéro un podcast sur Spotify.
[01:13:58] Speaker B: Tu comprends?
[01:13:59] Speaker A: C'est juste, est-ce qu'il y a une réponse?